Monique Gehler, fille de la peintre Livia Yajda, est
journaliste. Elle a travaillé aux Nouvelles littéraires et à
L'Evénement du jeudi en tant que grand reporter. Elle est
l'auteure de plusieurs documents dont Adam et Yves (Grasset)
et Un continent se meurt (Stock).
Un 27 janvier
Par :Formats :
- Nombre de pages176
- PrésentationBroché
- Poids0.265 kg
- Dimensions13,5 cm × 20,0 cm × 1,5 cm
- ISBN979-10-90566-01-9
- EAN9791090566019
- Date de parution17/03/2012
- ÉditeurMauconduit (Editions du)
Résumé
Paris douzième, génération spontanée, un peu court. Manquent
des racines, des liens, des souvenirs de famille, un bric-à-brac
avec des odeurs et des saveurs sentimentales. Du rance, du
rouillé, du périmé, du kitsch, du joli. Un arrière-pays
affectueux, peuplé de gens chair et os. Une saga familiale,
légitime, universelle. À la place, je possède les riches heures
des magazines internationaux : Life, and death.
Photos de corps décharnés et nus, en tas ou épars, hommes en pyjamas rayés, crânes rasés, femmes aux yeux sans regard. Parfois je me surprends à dévisager les êtres sur la photo, morts ou vifs, tremblant d'y reconnaître l'un des nôtres. Manquent désespérément mes grands-mères et leurs pâtisseries. Dans la famille de Nénesse et Lili, je réclame les grands-parents. Mais où se trouve le bureau des réclamations ? A qui adresser la lettre ? Je supplie Livia de remettre la chair autour des os.
De substituer sa mémoire à celle des magazines, de me refaire un arbre généalogique feuillu, avec bruit du vent qui passe et racines noueuses. Finalement, quarante-cinq ans après ma naissance, quarante-neuf après Auschwitz, elle promet de parler.
Photos de corps décharnés et nus, en tas ou épars, hommes en pyjamas rayés, crânes rasés, femmes aux yeux sans regard. Parfois je me surprends à dévisager les êtres sur la photo, morts ou vifs, tremblant d'y reconnaître l'un des nôtres. Manquent désespérément mes grands-mères et leurs pâtisseries. Dans la famille de Nénesse et Lili, je réclame les grands-parents. Mais où se trouve le bureau des réclamations ? A qui adresser la lettre ? Je supplie Livia de remettre la chair autour des os.
De substituer sa mémoire à celle des magazines, de me refaire un arbre généalogique feuillu, avec bruit du vent qui passe et racines noueuses. Finalement, quarante-cinq ans après ma naissance, quarante-neuf après Auschwitz, elle promet de parler.




