Traduire, transposer, transmettre dans l'Antiquité gréco-romaine

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Bernard Bortolussi et Madeleine Keller - Traduire, transposer, transmettre dans l'Antiquité gréco-romaine.
Le monde gréco-romain antique se caractérise par un contact original entre deux civilisations dominant durablement le bassin méditerranéen. Les multiples... Lire la suite
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Résumé

Le monde gréco-romain antique se caractérise par un contact original entre deux civilisations dominant durablement le bassin méditerranéen. Les multiples contacts linguistiques qui se sont opérés dans cet espace, et pas seulement entre Grecs et Latins, nous sont conservés par des traces et des témoignages écrits; lesquels constituent en quelque sorte la partie émergée d'un iceberg. Les plus significatifs de ces témoignages sont naturellement les inscriptions bilingues ou, de manière plus générale, les sources attestant un bilinguisme. Les transferts linguistiques que l'on peut percevoir sont le plus souvent orientés: le plus puissant imposant au peuple soumis sa langue, son écriture, à moins que celui-ci n'y recoure de lui-même. Une autre option est l'appropriation, par le biais de la traduction. Le monde romain présente une mutation cruciale: par le même mouvement il s'est nourri du grec, langue et culture confondues, et a élaboré une doctrine pour recueillir cet héritage. Les transpositions et adaptations de modèles littéraires qui ont produit ce qu'il convient d'appeler une littérature gréco-romaine ont entraîné à partir de Cicéron une réflexion sur les finalités et les méthodes de la traduction. Le bouleversement produit par le développement du christianisme dans le monde occidental a conduit à un renversement, la fidélité à la source devenant le maître mot de la traduction. On voit aussi par là que la transmission s'inscrit dans une dimension temporelle: les textes et leur support linguistique se transmettent de génération en génération dans un certain cadre, voire avec une certaine finalité. Les motifs littéraires et les doctrines philosophiques se modifient, se contaminent. Les grammairiens perpétuent une conception de la langue et véhiculent les textes antérieurs, les sauvant parfois de l'oubli. Le présent ouvrage aborde ces questions sous différents angles: chaque étude offre une facette différente de la précédente, mais chacune réfléchit l'autre. En définitive, s'il est si difficile de délimiter ce qui relève de la traduction, ce qui relève de la transposition et ce qui relève de la transmission dans ce monde gréco-romain, c'est peut-être justement parce qu'il s'agit de trois dimensions indissociables dans l'appréhension de cet univers culturel.

Sommaire

  • LA TRADUCTION : ENJEUX, PRATIQUES ET CONSEQUENCES
    • Théoriser la traduction à la fin de l'Antiquité et au début du Moyen Age : quelques glissements sémantiques , par Anna Svenbro
  • RAPPORT DES LANGUES ENTRE ELLES EN SITUATION DE BILINGUISME
    • La stèle diglosse de sigée en troade
  • D'OEUVRE EN ŒUVRE, DE GENERATIONS EN GENERATIONS
    • Citations et analyse linguistique

Caractéristiques

  • Date de parution
    07/02/2009
  • Editeur
  • Collection
  • ISBN
    978-2-7084-0838-8
  • EAN
    9782708408388
  • Présentation
    Broché
  • Nb. de pages
    228 pages
  • Poids
    0.465 Kg
  • Dimensions
    16,0 cm × 24,0 cm × 1,6 cm

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