Ali Ahmad Saïd Esber, d'origine rurale, est né le 1er janvier 1930 dans le village de Kassabine, en Syrie. Il prend à vingt ans le pseudonyme d'Adonis, lit Baudelaire, Rilke et, plus tard, Michaux, Char. Il choisit la nationalité libanaise en 1962. Sa poésie exprime les déchirements et les espoirs de la culture arabe contemporaine. Adonis vit à Paris depuis 1986.
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Tour Gambetta. Et autres poèmes
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- Nombre de pages176
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.21 kg
- Dimensions14,3 cm × 19,0 cm × 1,3 cm
- ISBN978-2-232-14886-6
- EAN9782232148866
- Date de parution08/01/2026
- ÉditeurSeghers
- TraducteurBénédicte Letellier
Résumé
Après Le Louvre, espace de l'alphabet à venir , Adonis signe chez Seghers un recueil personnel, méditatif, d'une intensité et d'une virtuosité saisissantes. De Paris à Tanger et Beyrouth, Adonis se penche sur des cités vivantes, mouvantes, où se côtoient passé et présent, mythe et histoire. Le premier poème, qui donne son titre au recueil, nous conduit à l'ombre des buildings, non loin de l'esplanade de la Défense où vit le poète.
" Chaque tour tendait son cou vers le ciel - peut-être pour mieux observer les astres - sauf la tour Gambetta : elle tendait ses bras pour traduire sa lumière / en une libération de ce qu'elle est. / Elle ne parlait pas. Elle gémissait en silence. / Que puis-je faire pour elle, moi, l'habitant de ses hauteurs ? " Ce texte incantatoire, en forme de louange de l'exilé envers la République qui l'a accueilli, a les accents d'un testament poétique.
Face à une humanité belliqueuse, coupée de ses racines, oublieuse de ses grands maîtres, une civilisation de l'instant " qui oscille et tremble ", Adonis s'interroge. Il déploie des images lyriques et tendres, épiques et cruelles, dans une langue d'une grande amplitude et nous offre, plutôt que des vérités faciles, des questions philosophiques portées par la mémoire du temps. Au crépuscule de sa vie, il garde foi en l'incarnation, le corps, en ce qui nous lie.
Car " seul l'amour se jette dans le feu qui enflamme l'eau ". Traduit de l'arabe par Bénédicte Letellier Manuscrits originaux reproduits en fac-similés
" Chaque tour tendait son cou vers le ciel - peut-être pour mieux observer les astres - sauf la tour Gambetta : elle tendait ses bras pour traduire sa lumière / en une libération de ce qu'elle est. / Elle ne parlait pas. Elle gémissait en silence. / Que puis-je faire pour elle, moi, l'habitant de ses hauteurs ? " Ce texte incantatoire, en forme de louange de l'exilé envers la République qui l'a accueilli, a les accents d'un testament poétique.
Face à une humanité belliqueuse, coupée de ses racines, oublieuse de ses grands maîtres, une civilisation de l'instant " qui oscille et tremble ", Adonis s'interroge. Il déploie des images lyriques et tendres, épiques et cruelles, dans une langue d'une grande amplitude et nous offre, plutôt que des vérités faciles, des questions philosophiques portées par la mémoire du temps. Au crépuscule de sa vie, il garde foi en l'incarnation, le corps, en ce qui nous lie.
Car " seul l'amour se jette dans le feu qui enflamme l'eau ". Traduit de l'arabe par Bénédicte Letellier Manuscrits originaux reproduits en fac-similés














