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Tirons la langue. Plaidoyer contre le sexisme dans la langue française
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- Nombre de pages128
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.11 kg
- Dimensions11,0 cm × 18,0 cm × 1,0 cm
- ISBN978-2-919160-22-8
- EAN9782919160228
- Date de parution19/04/2016
- CollectionDépasser le patriarcat
- ÉditeurUtopia (Les éditions)
Résumé
La langue n'est pas neutre. Les mots, les symboles, les règles qui régissent son usage marquent nos esprits et rejaillissent sur nos actes, sur nos manières d'être au monde et de le penser. Ce livre a pour but de faire connaitre l'histoire de la construction et les pratiques actuelles d'une langue qui, par sa structure patriarcale et par le (bien nommé) genre grammatical, se révèle bel et bien sexiste.
Il propose d'aller plus loin que les timides réformes récentes et d'exprimer ce que voudrait dire le féminisme par les mots et la grammaire. Si l'on aborde cette question sous un angle féministe, on peut dire que notre langage est triplement problématique et ce pour une seule raison : il est genré. C'est-à-dire qu'il est imprégné d'une vision dichotomique, naturalisée et hiérarchisée du monde vivant et plus particulièrement du genre humain.
Ce faisant, notre langage invisibilise le féminin au profit du masculin et ne permet pas de (se) parler, de (se) penser aisément hors de la dichotomie du genre, de la féminité et de la masculinité, puisqu'il nous impose (du moins en français académique) de rappeler de manière quasi permanente à laquelle des deux "classes" de sexe appartient un être humain. S'il est plus que temps de poursuivre l'assaut engagé contre les plus évidents archaïsmes de la langue française, il convient tout autant de lutter contre des pratiques depuis trop longtemps en opposition avec la vision égalitariste et émancipatrice que porte le mouvement féministe.
Cela entraîne une critique de la grammaire actuelle et plus particulièrement du genre grammatical.
Il propose d'aller plus loin que les timides réformes récentes et d'exprimer ce que voudrait dire le féminisme par les mots et la grammaire. Si l'on aborde cette question sous un angle féministe, on peut dire que notre langage est triplement problématique et ce pour une seule raison : il est genré. C'est-à-dire qu'il est imprégné d'une vision dichotomique, naturalisée et hiérarchisée du monde vivant et plus particulièrement du genre humain.
Ce faisant, notre langage invisibilise le féminin au profit du masculin et ne permet pas de (se) parler, de (se) penser aisément hors de la dichotomie du genre, de la féminité et de la masculinité, puisqu'il nous impose (du moins en français académique) de rappeler de manière quasi permanente à laquelle des deux "classes" de sexe appartient un être humain. S'il est plus que temps de poursuivre l'assaut engagé contre les plus évidents archaïsmes de la langue française, il convient tout autant de lutter contre des pratiques depuis trop longtemps en opposition avec la vision égalitariste et émancipatrice que porte le mouvement féministe.
Cela entraîne une critique de la grammaire actuelle et plus particulièrement du genre grammatical.


