Sur la devanture de son atelier, le peintre vénitien Jacomo Robusti (1518-1594) n'y allait pas par quatre chemins pour faire sa réclame : il annonçait vendre rien de moins que "le coloris de Titien, le dessin de Michel-Ange" . Certains y ont vu de la prétention, ils ne se trompaient pas, tant l'ambition de celui que tout le monde surnomme alors le "petit teinturier" (Tintoretto) est démesurée, comme ses moyens d'obtenir des commandes parfois peu orthodoxes.
D'autres ont décelé l'ironie qu'il y avait à se comparer aux deux plus grands génies de son temps. A force de travail, Tintoret s'invitera à la table de Titien et à celle de Michel-Ange, remplaçant le premier au titre de principal peintre de la République Sérénissime, et se comparant au second en réalisant "sa" chapelle Sixtine, la Scuola Grande di San Rocco. Ce livre retrace le parcours de l'artiste, en s'attachant aux thèmes qui ont fait sa gloire.
Sur la devanture de son atelier, le peintre vénitien Jacomo Robusti (1518-1594) n'y allait pas par quatre chemins pour faire sa réclame : il annonçait vendre rien de moins que "le coloris de Titien, le dessin de Michel-Ange" . Certains y ont vu de la prétention, ils ne se trompaient pas, tant l'ambition de celui que tout le monde surnomme alors le "petit teinturier" (Tintoretto) est démesurée, comme ses moyens d'obtenir des commandes parfois peu orthodoxes.
D'autres ont décelé l'ironie qu'il y avait à se comparer aux deux plus grands génies de son temps. A force de travail, Tintoret s'invitera à la table de Titien et à celle de Michel-Ange, remplaçant le premier au titre de principal peintre de la République Sérénissime, et se comparant au second en réalisant "sa" chapelle Sixtine, la Scuola Grande di San Rocco. Ce livre retrace le parcours de l'artiste, en s'attachant aux thèmes qui ont fait sa gloire.