Thierry Aymès est philosophe, psychanalyste et écrivain. Originaire de saint Rémy-de-Provence, il vit actuellement au Maroc entre Agadir et Marrakech où il donne des consultations et enseigne la psychanalyse.
Textes en graines
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- Nombre de pages144
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.184 kg
- Dimensions13,5 cm × 21,5 cm × 1,2 cm
- ISBN978-2-343-15639-2
- EAN9782343156392
- Date de parution28/09/2018
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
"Les êtres humains sont des "plantes à graines". Cette image me vint spontanément. Plus exactement, chacun de nous est bien plutôt un animal graine qui contient et protège l'embryon d'un être humain. Il était important de le préciser, car, à quelques exceptions près, l'humain n'est pas un être, il est un "peut-être" dont l'advenue, la plupart du temps, n'est rendue possible que par le biais d'une faveur, d'une brèche soudaine, d'une grâce, et qu'un vouloir ferme et doux, une détermination souple, doit soutenir.
Les printemps sont rares dans la vie d'un animal-graine qui garantissent l'essor d'un possible, et une fois semée, une graine doit être arrosée. Elle ne doit pas cependant l'être n'importe comment. Il faut tout d'abord chercher à la comprendre pour lui donner la quantité d'eau dont elle a besoin, au moment le plus opportun. Idéalement, sa nourriture doit lui être servie à la "bonne heure". A se contenter de l'aimer, on risque de n'aimer que soi et lui transmettre notre peur de la perdre.
Ne pas aimer beaucoup, mais aimer bien ; préférer la qualité à la quantité. Les graines ne demandent qu'à devenir ce qu'elles sont en puissance et pourtant... Elles s'en remettent au jardinier ; à son bon vouloir, à sa science, en même temps qu'au temps qu'il fait."
Les printemps sont rares dans la vie d'un animal-graine qui garantissent l'essor d'un possible, et une fois semée, une graine doit être arrosée. Elle ne doit pas cependant l'être n'importe comment. Il faut tout d'abord chercher à la comprendre pour lui donner la quantité d'eau dont elle a besoin, au moment le plus opportun. Idéalement, sa nourriture doit lui être servie à la "bonne heure". A se contenter de l'aimer, on risque de n'aimer que soi et lui transmettre notre peur de la perdre.
Ne pas aimer beaucoup, mais aimer bien ; préférer la qualité à la quantité. Les graines ne demandent qu'à devenir ce qu'elles sont en puissance et pourtant... Elles s'en remettent au jardinier ; à son bon vouloir, à sa science, en même temps qu'au temps qu'il fait."















