Poète lauréat paradoxalement antichrétien de la couronne britannique, Ted Hughes n'a vécu que pour la poésie, qui fut pour lui un sacerdoce chamanique. Et son mariage tragique avec Sylvia Plath, comme les responsabilités dont il appartient désormais aux biographes de débattre, ne suffiront pas à faire oublier le rôle primordial qu'il a joué dans le renouveau poétique anglais, et l'amour réaffirmé de l'art.
Ted Hughes. La langue rémunérée
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- Nombre de pages318
- PrésentationBroché
- Poids0.435 kg
- Dimensions13,6 cm × 21,5 cm × 2,1 cm
- ISBN2-7384-8025-X
- EAN9782738480255
- Date de parution19/07/1999
- CollectionL'aire anglophone
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
Ted Hughes n'a pas de son vivant obtenu en France la renommée qu'il méritait. En Angleterre, cependant, son œuvre puissante, sa voix grave et passionnée, lui ont valu une reconnaissance croissante et internationale, qui fait de lui l'un des plus grands poètes du XXe siècle. C'est que, par-dessus le modernisme défunt, Hughes fut avant tout l'héritier des Romantiques, dont il a voulu parachever le lent travail de guérison de cette dissociation de la sensibilité, que T. S. Eliot repérait à l'orée de l'époque moderne. En cela, il a emprunté une voie comparable à celle de certains poètes de langue française, comme Jaccottet ou Bonnefoy. Dans un contexte d'idées plus empreint de psychologie junguienne que de psychanalyse, anthropologue de formation, il partagea pourtant, en son temps, les préoccupations plus continentales du structuralisme. Au centre silencieux de sa poésie se cache son aventure intellectuelle avec Peter Brook, pour l'invention d'Orghast, et leur recherche New-Age de ce qu'Artaud appelait une langue d'avant les mots. Or, c'était redonner à la poésie cette mission, que déjà lui assignait Mallarmé, de rémunérer le défaut des langues.


















