Tchad. Genèse d'un conflit

Par : Christian Bouquet
Formats :
  • Nombre de pages250
  • PrésentationBroché
  • Poids0.325 kg
  • Dimensions1,4 cm × 2,2 cm × 0,1 cm
  • ISBN2-85802-210-0
  • EAN9782858022106
  • Date de parution01/01/1988
  • ÉditeurL'Harmattan

Résumé

Le déclenchement de la guerre civile à N'Djaména en février 1979 et les déchirements politiques qui ont suivi n'ont guère surpris les observateurs. Le poids du passé était devenu trop lourd pour un pays comme le Tchad à qui la nature et les hommes avaient légué plus d'obstacles que d'atouts. Au cours de la période précoloniale, l'islamisation et la constitution d'empires sur la rive droite du Chari avaient placé dans une grave situation d'infériorité politico-militaire les populations animistes de la rive gauche.
Elles payèrent ainsi un lourd tribut à l'esclavage qui, jusqu'à l'aube du XXe siècle, demeura en toile de fond du tissu socio-économique dans le bassin tchadien. En "pacifiant" le territoire, la colonisation engendra d'autres contraintes, comme la culture obligatoire du coton dans le sud, ou l'instruction de type occidental chez les musulmans. Elle enferma le Tchad à l'intérieur de frontières qui ne devaient pas aider à la formation d'un sentiment national.
L'indépendance, enfin, souvent attendue comme un remède ou une remise en ordre, n'aboutit qu'à exacerber les conflits latents, sans pour autant mettre le pays sur les rails du développement économique. Elle s'appuya en outre sur des concepts qui se révélèrent parfois inadaptés aux réalités africaines. Ainsi, il reste encore bon nombre de verrous à faire sauter avant de pouvoir espérer recoller les morceaux du puzzle tchadien.
Christian Bouquet est né en 1946 à Saint-Pierre d'Oléron. Spécialiste de géographie, il séjourne au Tchad de 1968 à 1970 en tant que chercheur à l'Institut National pour les Sciences Humaines - alors dirigé par Jean Chapelle -, où il prépare une thèse de doctorat Enseignant pendant deux ans en Côte-d'Ivoire, il rejoint ensuite l'Université de Fort-Lamy, que vient de créer le Recteur Jean Cabot. Il y enseigne sans interruption de 1972 à 1979, tout en poursuivant ses recherches sur le bassin du Tchad Ses travaux ont donné lieu à de nombreux articles scientifiques, et à plusieurs ouvrages à vocation géographique, souvent écrits en collaboration avec Jean Cabot.
Depuis son évacuation du Tchad il a été en poste à Madagascar et en Centrafrique. Il est actuellement maître assistant de géographie à l'Université de Bordeaux III, en détachement à Bangui.