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Talus et fossés
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- Nombre de pages235
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.54 kg
- Dimensions16,4 cm × 20,1 cm × 2,0 cm
- ISBN979-10-92444-99-5
- EAN9791092444995
- Date de parution18/10/2019
- ÉditeurL'Atelier Contemporain
- PréfacierYves Michaud
- PhotographeFrançois Raison
Résumé
Il faut peindre en pratiquant l'oubli jusqu'à oublier la peinture même, ne jamais lui accorder d'importance vaniteuse et narcissique, se dire chaque jour : Anything goes. L'expérience véritable c'est de n'avoir aucun métier. Dans ces notes limpides tenues au rythme d'un journal, le peintre Camille Saint Jacques ne tire ni plan ni conclusion ; ni à lui-même, ni à l'art, il n'assigne programme ni fin.
Semblant reprendre sa respiration dans le mouvement réflexif, il met en ordre les pensées qui le visitent au cours de son travail et cultive par là même l'abandon nécessaire pour entreprendre le prochain tableau. En équilibre entre la clarté de l'analyse et l'équivoque poétique, entre le trouble de l'introspection et l'observation théorique, c'est à l'école de l'ignorance que l'artiste se met ici, afin de préserver aussi lucidement que possible la part de mystère qu'il éprouve dans l'acte de peindre, et de conserver à sa ligne "l'évidence même d'un solstice ou d'un équinoxe, aussi nette et erratique à la fois qu'un partage de midi."
Semblant reprendre sa respiration dans le mouvement réflexif, il met en ordre les pensées qui le visitent au cours de son travail et cultive par là même l'abandon nécessaire pour entreprendre le prochain tableau. En équilibre entre la clarté de l'analyse et l'équivoque poétique, entre le trouble de l'introspection et l'observation théorique, c'est à l'école de l'ignorance que l'artiste se met ici, afin de préserver aussi lucidement que possible la part de mystère qu'il éprouve dans l'acte de peindre, et de conserver à sa ligne "l'évidence même d'un solstice ou d'un équinoxe, aussi nette et erratique à la fois qu'un partage de midi."






