Né à Sion (Suisse), Bastien Fournier est titulaire d'une maîtrise de lettres classiques de la Sorbonne. Depuis une dizaine d'années, il consacre une part importante de son temps à l'écriture littéraire (romans et théâtre).
Sur un pont par grand vent
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- Nombre de pages43
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.065 kg
- Dimensions11,5 cm × 20,5 cm × 0,4 cm
- ISBN978-2-87282-759-6
- EAN9782872827596
- Date de parution01/03/2010
- CollectionThéâtre à vif
- ÉditeurLansman
Résumé
Quelque part dans un village ou une petite ville traversée par un fleuve, six personnages racontent et se racontent. Petit à petit, une évidence s'impose : leurs destins se croisent dans une même histoire. Une jeune femme cherche à connaître les zones d'ombre de son passé. Qu'est-il arrivé à sa mère (qu'elle n'a jamais connue) assassinée dans une maison de soeurs hospitalières alors qu'elle-même était encore au berceau ? Au fil des rencontres, la vérité surgit.
Les voix se mêlent. Une vieille femme explore les méandres de sa mémoire ; la tragédie peut se dévoiler. La vieille femme : L'histoire de ma vie consiste dans la nuit où j'ai fui mon époux, dans le lit où, le premier soir après ma fuite, j'ai couché seule comme je n'avais plus été de longtemps dans un lit. Une religieuse habitait cet endroit ouvert aux femmes en quête d'un terme ou d'un répit. Je me rappelle, entrant dans la maison, l'odeur qui flottait là.
Je me rappelle un arbre dans la force de sa vigueur, partout suintant sa sève où j'empoissais mes mains, et pleurant vers la terre ses fleurs qui s'épanouissaient L'inspecteur de police : Oli n'a pas établi le mobile. On a pensé à un crime passionnel, à un drame d'amour ou de jalousie. Ce genre de choses. La prévenue n'a répondu aux questions de personne. Ni aux psychiatres, ni aux enquêteurs, pas davantage aux juges.
N'empêche qu'on avait les faits ; comme elle ne s'est pas défendue, sans avoir rien expliqué, on l'a condamnée.
Les voix se mêlent. Une vieille femme explore les méandres de sa mémoire ; la tragédie peut se dévoiler. La vieille femme : L'histoire de ma vie consiste dans la nuit où j'ai fui mon époux, dans le lit où, le premier soir après ma fuite, j'ai couché seule comme je n'avais plus été de longtemps dans un lit. Une religieuse habitait cet endroit ouvert aux femmes en quête d'un terme ou d'un répit. Je me rappelle, entrant dans la maison, l'odeur qui flottait là.
Je me rappelle un arbre dans la force de sa vigueur, partout suintant sa sève où j'empoissais mes mains, et pleurant vers la terre ses fleurs qui s'épanouissaient L'inspecteur de police : Oli n'a pas établi le mobile. On a pensé à un crime passionnel, à un drame d'amour ou de jalousie. Ce genre de choses. La prévenue n'a répondu aux questions de personne. Ni aux psychiatres, ni aux enquêteurs, pas davantage aux juges.
N'empêche qu'on avait les faits ; comme elle ne s'est pas défendue, sans avoir rien expliqué, on l'a condamnée.










