Thomas Blaikie (1750-1838), jardinier et botaniste écossais, entreprend la rédaction de son Journal à partir de 1775, lorsqu'il quitte Londres pour étudier la flore des Alpes suisses et françaises. Il note les péripéties quotidiennes de son voyage à travers la France, dans un style naïf et plein de verve. Blaikie commence immédiatement ses herborisations en se servant d'abord de la classification de Haller puis de celle de Linné et sa collection de plantes croit rapidement.
En 1776, il devient le jardinier du comte de Lauraguais et du comte d'Artois. Très vite, il rencontre l'architecte du prince, François-Joseph Bélanger, avec lequel il collabore aux travaux du domaine de Maisons puis, à partir de 1777, à ceux de la "Folie d'Artois" à Bagatelle. Le Journal nous permet alors de suivre la progression de l'aménagement des jardins, mais aussi de partager l'ambiance des divertissements de la Cour.
Devenu la "coqueluche" de la haute aristocratie et de riches propriétaires, tous amateurs de "nouveaux jardins anglais à la mode", il est chargé des différents domaines appartenant au duc de Chartres : Monceau, Le Raincy, Saint-Leu. Les dernières pages du Journal constituent un émouvant témoignage sur les débuts de la Révolution que Blaikie vit comme un acteur dont le sort touche de près les membres de la famille royale.
La lecture du Journal de Blaikie éclaire d'un jour amusant les divergences de vues qui existaient alors entre Français et Anglais, en matière de jardins pittoresques ou paysagers. Il apparaît à la fois comme un important document d'histoire de la botanique, un témoignage indispensable concernant l'histoire des jardins de la fin du xvme siècle mais aussi un récit d'aventures et, parfois, une rubrique "People" de la vie de la Cour.
Bref, un grand fragment de vie d'un homme attachant dont l'enthousiasme, le talent et la sensibilité ne cessent de transparaître tout au long de ces pages, écrites comme on court les routes ou comme on jardine !
Thomas Blaikie (1750-1838), jardinier et botaniste écossais, entreprend la rédaction de son Journal à partir de 1775, lorsqu'il quitte Londres pour étudier la flore des Alpes suisses et françaises. Il note les péripéties quotidiennes de son voyage à travers la France, dans un style naïf et plein de verve. Blaikie commence immédiatement ses herborisations en se servant d'abord de la classification de Haller puis de celle de Linné et sa collection de plantes croit rapidement.
En 1776, il devient le jardinier du comte de Lauraguais et du comte d'Artois. Très vite, il rencontre l'architecte du prince, François-Joseph Bélanger, avec lequel il collabore aux travaux du domaine de Maisons puis, à partir de 1777, à ceux de la "Folie d'Artois" à Bagatelle. Le Journal nous permet alors de suivre la progression de l'aménagement des jardins, mais aussi de partager l'ambiance des divertissements de la Cour.
Devenu la "coqueluche" de la haute aristocratie et de riches propriétaires, tous amateurs de "nouveaux jardins anglais à la mode", il est chargé des différents domaines appartenant au duc de Chartres : Monceau, Le Raincy, Saint-Leu. Les dernières pages du Journal constituent un émouvant témoignage sur les débuts de la Révolution que Blaikie vit comme un acteur dont le sort touche de près les membres de la famille royale.
La lecture du Journal de Blaikie éclaire d'un jour amusant les divergences de vues qui existaient alors entre Français et Anglais, en matière de jardins pittoresques ou paysagers. Il apparaît à la fois comme un important document d'histoire de la botanique, un témoignage indispensable concernant l'histoire des jardins de la fin du xvme siècle mais aussi un récit d'aventures et, parfois, une rubrique "People" de la vie de la Cour.
Bref, un grand fragment de vie d'un homme attachant dont l'enthousiasme, le talent et la sensibilité ne cessent de transparaître tout au long de ces pages, écrites comme on court les routes ou comme on jardine !