Claude des Presles, administrateur civil, est l'auteur de nombreux ouvrages (Les Sully, prix d'Histoire de l'Académie Française, 1988).
Collaborateur de plusieurs revues, il est membre de la Société d'Histoire Diplomatique et de la Société d'Histoire de France, et Correspondant de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer.
Critique littéraire, siégeant dans plusieurs jurys, Claude des Presles est vice-Président de l'Association des Écrivains Combattants.
Suffren dans l'Océan Indien. 1781-1783
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- Nombre de pages240
- PrésentationBroché
- Poids0.455 kg
- Dimensions13,7 cm × 22,1 cm × 1,8 cm
- ISBN2-7178-3807-4
- EAN9782717838077
- Date de parution08/06/1999
- CollectionCampagnes & stratégies
- ÉditeurEconomica
Résumé
Suffren : " Un des trois noms immortels - avec Ruyter et Nelson - qui jalonnent l'histoire de la marine à voiles " (Amiral Castex).
Pierre André de Suffren de Saint-Tropez est né à Saint-Cannat, près de Salon-de-Provence (1729). Cadet d'une famille provençale, élève à l'école des Gardes-Marine de Toulon ; il reçoit le baptême du feu à quatorze ans, sur le " Solide " au combat du cap Sicié (1744). Chevalier de Malte, il accomplit ses " caravanes dans la flotte de la Religion " (1749). B se distingue par son courage dans les combats navals où il est engagé, dans les guerres de Succession d'Autriche (1743-1748), dans celle de Sept Ans (1756-1763), et dans celle d'Amérique (1774).
En 1781, Louis XVI confie à Suffren l'escadre qui va être envoyée aux Indes. Il doit arriver au Cap avant l'escadre anglaise pour protéger cette colonie de nos alliés hollandais. Il surprend l'escadre de Johnstone dans la baie de La Praya (16 avril 1781) et, du Cap, il part pour les Indes.
Promu chef d'escadre, Suffren commence alors " une des campagnes les plus remarquables jamais réalisées par une flotte navale française " (E. Taillemite). E livre à l'escadre anglaise de Hugues les batailles de Sadras (17 février 1782), Providien (12 avril), Negapatnam (6juillet), Trimcomalé (3 septembre). Puis, par sa victoire devant Gondelour (20 juin 1783), il dégage les troupes de Bussy. Mais la paix était signée. A son retour triomphal, Suffren est promu vice-amiral et ambassadeur de Malte à Versailles. Cependant, clairvoyant, il perçoit que " l'orage grossit, la terre gronde " (1788). Mais Suffren meurt le 8 décembre 1788 à 59 ans.
Las Cases rapporte, dans le Mémorial de Sainte-Hélène, ce regret de Napoléon : " Oh pourquoi cet homme n'a-t-il pas vécu jusqu'à moi ? J'en eusse fait notre Nelson et les affaires eussent pris une autre tournure ! "





