Le Zaïre, et plus particulièrement la région du Kivu, font de nouveau la une de l'actualité. Vous avez entendu parler de l'existence de camps de réfugiés, mais on ne vous a pas expliqué la façon de les créer, de les organiser et de les faire fonctionner. Patrice Lancel, qui a participé à la première équipe médicale internationale de l'Ordre de Malte envoyée au Sud-Kivu durant l'été 1994, relate ici son expérience de médecin d'urgence humanitaire.
On entre avec lui dans les camps hutus sous les "sheetings" bleus (les tentes). On découvre les drames, les règlements de comptes, les imprévus et l'insécurité qui caractérise le quotidien des réfugiés. En novembre 1996, deux ans plus tard, les camps ont été rasés, la mission dévastée, l'hôpital a été détruit, car une nouvelle guerre a éclaté dans la région, suite prévisible de 1994. Ce témoignage montre combien l'humanitaire d'urgence est éphémère même s'il est indispensable au départ.
Le Zaïre, et plus particulièrement la région du Kivu, font de nouveau la une de l'actualité. Vous avez entendu parler de l'existence de camps de réfugiés, mais on ne vous a pas expliqué la façon de les créer, de les organiser et de les faire fonctionner. Patrice Lancel, qui a participé à la première équipe médicale internationale de l'Ordre de Malte envoyée au Sud-Kivu durant l'été 1994, relate ici son expérience de médecin d'urgence humanitaire.
On entre avec lui dans les camps hutus sous les "sheetings" bleus (les tentes). On découvre les drames, les règlements de comptes, les imprévus et l'insécurité qui caractérise le quotidien des réfugiés. En novembre 1996, deux ans plus tard, les camps ont été rasés, la mission dévastée, l'hôpital a été détruit, car une nouvelle guerre a éclaté dans la région, suite prévisible de 1994. Ce témoignage montre combien l'humanitaire d'urgence est éphémère même s'il est indispensable au départ.