On écrit sans songer à personne. On écrit en ignorant pour qui. Ce pour est pourtant bien présent : à l'instant où les mots s'abandonnent sous la main, dans la bouche, le souffle de la langue frémit dans l'air à la recherche d'une oreille attentive, d'un visage, d'une joue à caresser, d'une solitude à partager. Paradoxe que Jean Grenier a relevé dans son Nouveau Lexique : " On n'écrit pas librement tant qu'on pense à ceux qui vous liront, on n'écrit pas bien tant qu'on ne pense pas à eux.
" — Philippe Mathy Sous la robe des saisons a reçu le prix littéraire 2013 du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le jury a salué la " simplicité et la densité " de ce poète qui a " une âme, une sensibilité, un ton qui entraînent l'assentiment du lecteur ".
On écrit sans songer à personne. On écrit en ignorant pour qui. Ce pour est pourtant bien présent : à l'instant où les mots s'abandonnent sous la main, dans la bouche, le souffle de la langue frémit dans l'air à la recherche d'une oreille attentive, d'un visage, d'une joue à caresser, d'une solitude à partager. Paradoxe que Jean Grenier a relevé dans son Nouveau Lexique : " On n'écrit pas librement tant qu'on pense à ceux qui vous liront, on n'écrit pas bien tant qu'on ne pense pas à eux.
" — Philippe Mathy Sous la robe des saisons a reçu le prix littéraire 2013 du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le jury a salué la " simplicité et la densité " de ce poète qui a " une âme, une sensibilité, un ton qui entraînent l'assentiment du lecteur ".