Erwan Sommerer est docteur en science politique et co-responsable du Groupe d'études sieyèsiennes (université Paris 1). Il enseigne à Sciences Po et au CELSA.
Sieyès. Le révolutionnaire et le conservateur
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- Nombre de pages117
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.124 kg
- Dimensions11,6 cm × 18,7 cm × 1,1 cm
- ISBN978-2-84186-559-8
- EAN9782841865598
- Date de parution03/03/2011
- CollectionLe bien commun
- ÉditeurMichalon
Résumé
Auteur du célèbre pamphlet Qu'est-ce que le Tiers-Etat ?, dans lequel il mène une charge virulente contre la noblesse, Sieyès (1748-1836) reste peu connu du grand public. Ancrée dans la philosophie politique et le droit constitutionnel, son oeuvre est d'abord celle d'un révolutionnaire qui subvertit les fondements de l'Ancien régime. Défenseur en 1789 du pouvoir constituant de la Nation, il théorise la table rase institutionnelle qui abolit l'ordre ancien au profit d'une société fondée sur l'égalité et la réciprocité.
Mais cette pensée comporte des ambiguïtés. Farouchement libérale, orientée vers la préservation de l'individu au sein du monde social, elle est étrangère à la valorisation jacobine du peuple : le meilleur régime y prend les traits controversés du gouvernement représentatif, hostile à la notion de souveraineté populaire et éloigné d'une démocratie jugée archaïque dans la France de l'époque. Sans oublier qu'en offrant à Bonaparte la constitution élitiste du Consulat, Sieyès lègue une série de questions à la postérité.
Comment terminer une révolution ? Comment éviter la prolongation inutile d'une période de bouleversement institutionnel ? Et à quel moment l'exaltation de la critique doit-elle céder la place à la préservation de l'ordre établi ?
Mais cette pensée comporte des ambiguïtés. Farouchement libérale, orientée vers la préservation de l'individu au sein du monde social, elle est étrangère à la valorisation jacobine du peuple : le meilleur régime y prend les traits controversés du gouvernement représentatif, hostile à la notion de souveraineté populaire et éloigné d'une démocratie jugée archaïque dans la France de l'époque. Sans oublier qu'en offrant à Bonaparte la constitution élitiste du Consulat, Sieyès lègue une série de questions à la postérité.
Comment terminer une révolution ? Comment éviter la prolongation inutile d'une période de bouleversement institutionnel ? Et à quel moment l'exaltation de la critique doit-elle céder la place à la préservation de l'ordre établi ?







