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Si je t'oublie
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- Nombre de pages64
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.104 kg
- Dimensions14,0 cm × 19,5 cm × 0,4 cm
- ISBN978-2-918220-44-2
- EAN9782918220442
- Date de parution01/03/2016
- ÉditeurL'herbe qui tremble
- IllustrateurMarie Alloy
Résumé
Alors va pure esquisse et par l'écluse des bars où chaque regret dure tendre ta parole vers l'autre évaporé dans la brute à reculer la monde quelques poèmes
L'éditeur en parle
Ce recueil de Fabien Abrassart a été écrit après un voyage à Jerusalem et à Auschwitz, laisse entendre le préfacier, qui précise : Les poèmes, "denses", "gravitent autour de ce point de non-retour dans l'humain" que furent les catastrophes du XXe siècle. Etre humain cela s'oublie vite, le poète est là pour nous rappeler que nous le sommes toujours, humains, que l'homme n'est jamais loin et qu'il ne faut pas le laisser s'atténuer, s'effacer, disparaître.
Le poète l'écrit avec une rage non contenue, par de petites historiettes, et même une "chansonnette" : dans le visage un trou d'obus entre deux tasses de café qui mène à mort les étrangers revient toujours la haine au cul car s'il n'émeut le salaud à quoi bon le poète. Les peintures de Marie Alloy nous donnent une raison de plus de croire que la mémoire aussi sombre soit-elle recèle bien cet humain qui ne nous quitte jamais.
"Livre dense, à la compacité radicale, Si je t'oublie gravite autour de ce point de non-retour dans l'humain, un point terriblement proche, devenu central, ayant déjà eu lieu et si décisivement, de sorte que l'on ne peut plus faire de la poésie comme autrefois. Compacité, densité : se concentre autour de ce point tout le silence du monde qu'une poésie singulière se met à dire en tant que déflagration muette.
Car la Poésie, ici, n'est plus dans le mot, ni dans l'idée, elle irradie depuis un espace, – un écart entre eux –, littéralement inhabitable. Et pourtant Fabien Abrassart nous dit que nous y sommes toujours." – Philippe Lekeuche, extrait de la préface.
Le poète l'écrit avec une rage non contenue, par de petites historiettes, et même une "chansonnette" : dans le visage un trou d'obus entre deux tasses de café qui mène à mort les étrangers revient toujours la haine au cul car s'il n'émeut le salaud à quoi bon le poète. Les peintures de Marie Alloy nous donnent une raison de plus de croire que la mémoire aussi sombre soit-elle recèle bien cet humain qui ne nous quitte jamais.
"Livre dense, à la compacité radicale, Si je t'oublie gravite autour de ce point de non-retour dans l'humain, un point terriblement proche, devenu central, ayant déjà eu lieu et si décisivement, de sorte que l'on ne peut plus faire de la poésie comme autrefois. Compacité, densité : se concentre autour de ce point tout le silence du monde qu'une poésie singulière se met à dire en tant que déflagration muette.
Car la Poésie, ici, n'est plus dans le mot, ni dans l'idée, elle irradie depuis un espace, – un écart entre eux –, littéralement inhabitable. Et pourtant Fabien Abrassart nous dit que nous y sommes toujours." – Philippe Lekeuche, extrait de la préface.


