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Sentences criminelles de la gouvernance de Lille (1585-1635). Etude, documents et dessins du registre 12120 des Archives municipales de Lille
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- Nombre de pages270
- PrésentationBroché
- Poids0.836 kg
- Dimensions20,0 cm × 27,0 cm × 1,6 cm
- ISBN978-2-84832-161-5
- EAN9782848321615
- Date de parution14/12/2012
- CollectionHistoire
- ÉditeurArtois Presses Université
- PréfacierMartine Aubry
Résumé
Pour réaliser ce livre, les auteurs ont dépouillé et étudié près de mille sentences criminelles consignées dans le registre 12120 des Archives municipales de Lille et portant sur les années 1585-1635. Ces jugements sont prononcés par la gouvernance de Lille, tribunal du prince, compétent pour les cas royaux et pour la plupart des villages de la châtellenie de Lille, territoire qui correspond à peu près à celui de l'arrondissement de Lille.
Ces sentences permettent d'appréhender la délinquance et la criminalité de l'époque et leur répression. On y poursuit encore les "mal-sentans" de la religion catholique et les sorcières. Mais l'essentiel des condamnations concerne les violences contre les personnes, de l'injure au meurtre en passant par les coups et blessures. Sont également jugées les atteintes aux biens, les affaires de moeurs, les rébellions contre les agents de l'autorité.
Ceux-ci, à leur tour, sont parfois punis pour abus de pouvoir, concussions ou exactions : un prévôt de la maréchaussée est même décapité en 1632. Car les peines infligées, suggérées par de précieux dessins naïfs figurant en marge, sont terribles pour l'exemple. Si l'amende honorable, pieds nus, en chemise, un cierge à la main dans les rues de Lille est humiliante, en revanche la fustigation de verges par les carrefours, la mort par pendaison, la décapitation ou autre supplice sur la grand' place, visent à impressionner les nombreux spectateurs et à les dissuader.
Mais cette répression est tempérée par des lettres de pardon accordées lorsque la légitime défense peut être invoquée. Le livre comporte la reproduction de plus de 120 sentences du manuscrit original et leur transcription in extenso, une table des noms des prévenus, de leur résidence, du chef d'accusation et de la peine prononcée, ainsi que des cartes et dessins du début du XVIIe siècle.
Ces sentences permettent d'appréhender la délinquance et la criminalité de l'époque et leur répression. On y poursuit encore les "mal-sentans" de la religion catholique et les sorcières. Mais l'essentiel des condamnations concerne les violences contre les personnes, de l'injure au meurtre en passant par les coups et blessures. Sont également jugées les atteintes aux biens, les affaires de moeurs, les rébellions contre les agents de l'autorité.
Ceux-ci, à leur tour, sont parfois punis pour abus de pouvoir, concussions ou exactions : un prévôt de la maréchaussée est même décapité en 1632. Car les peines infligées, suggérées par de précieux dessins naïfs figurant en marge, sont terribles pour l'exemple. Si l'amende honorable, pieds nus, en chemise, un cierge à la main dans les rues de Lille est humiliante, en revanche la fustigation de verges par les carrefours, la mort par pendaison, la décapitation ou autre supplice sur la grand' place, visent à impressionner les nombreux spectateurs et à les dissuader.
Mais cette répression est tempérée par des lettres de pardon accordées lorsque la légitime défense peut être invoquée. Le livre comporte la reproduction de plus de 120 sentences du manuscrit original et leur transcription in extenso, une table des noms des prévenus, de leur résidence, du chef d'accusation et de la peine prononcée, ainsi que des cartes et dessins du début du XVIIe siècle.

