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Se souvenir des morts. Discours de la cérémonie de la Hazkarah

Par : Calmann-Levy
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  • Nombre de pages250
  • Date de parution10/09/2026
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Dimensions15,5 cm × 23,5 cm × 0,0 cm
  • ISBN978-2-7021-9450-8
  • EAN9782702194508
  • CollectionMémorial de la Shoah
  • ÉditeurCalmann-Lévy

Résumé

Comment se souvenir des Juifs qui, dans toute l'Europe occupée, ont été torturés à mort, fusillés, exécutés, ou assassinés dans les chambres à gaz ? Il n'y a aucune tombe sur laquelle leurs familles et leurs amis pourraient les pleurer. Devant le Tombeau du Martyr juif inconnu au coeur de Paris, où ont été ramenées des cendres des ghettos et des camps de la mort, se déroule chaque année une cérémonie publique, appelée Hazkarah ("mémorial" en hébreu), honorant le souvenir des victimes sans sépulture de la Shoah.
Traditionnellement, pendant ce jour de commémoration, des rescapés (Georges Charpak, Raphaël Esrail ou Simone Veil), des enfants de déportés (Boris Cyrulnik et Serge Klarsfeld) et des témoins (Claude Lanzmann) prennent la parole. Enfants cachés tels que Pierre Nora ou Pierre Birnbaum, ainsi que philosophes de la génération suivante participent également. Tous mettent en avant l'importance de rendre hommage aux victimes et de lutter contre l'oubli, en soulignant que les morts meurent une seconde fois lorsque les vivants les ont oubliés.
"Se souvenir, vous les jeunes, de vos grands-parents, oncles et tantes, cousins et cousines que vous n'avez pas connus et dont il n'y a plus personne pour vous parler. Se souvenir aussi de tous les anonymes, de tous ceux qui sont morts et n'ont plus personne pour les pleurer parce que leur famille entière a été déportée et que personne n'est rentré. (...) Se souvenir tout particulièrement des enfants dont les parents avaient eu le courage de se séparer, croyant ainsi les sauver, mais qui ont été à leur tour arrêtés dans des refuges qui paraissaient sûrs.
Se souvenir des Juifs qui, de toute l'Europe occupée, entassés dans les wagons de la mort, ont convergé vers Auschwitz, Treblinka, Sobibor ou Majdanek. De tous nous portons le deuil et perpétuons le souvenir". Simone Veil (1990)