Martin Kohan est né en 1967 à Buenos Aires. Il est l'auteur de plusieurs romans et essais dont un sur Walter Benjamin. Sciences morales, son deuxième livre publié en France, a obtenu le prix Herralde de Novela en 2007. Considéré comme l'un des auteurs les plus intelligents et les plus stimulants de la nouvelle littérature argentine, il enseigne la théorie littéraire à l'université de Buenos Aires.
Sciences morales
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- Nombre de pages197
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.29 kg
- Dimensions14,5 cm × 22,0 cm × 1,6 cm
- ISBN978-2-02-097864-4
- EAN9782020978644
- Date de parution11/02/2010
- ÉditeurSeuil
- TraducteurGabriel Iaculli
Résumé
Une tension narrative extrême, une écriture sobre et froide, un lieu clos, caractérisent ce roman très fort et très dérangeant qui dénonce l’intromission de la morale fasciste dans la vie quotidienne de l’Argentine à l’époque de la dictature militaire. Le Colegio Nacional de Buenos Aires, lieu de formation des futures élites du pays, était à l’époque connu pour sa rigueur disciplinaire et sa cruauté psychologique.
Il était censé préserver les élèves de tout ce qui se passait hors de ses murs. Le roman se centre sur deux personnages : Maria Teresa la jeune surveillante, timide, ignorante, à la sexualité réprimée, qui vit avec sa mère et dont le frère a été mobilisé pour être envoyé aux Malouines, et son supérieur hiérarchique Mr Biasutto, implacable maître des cérémonies, dont on comprend au passage qu’il a organisé des listes noires (pendant la dictature plusieurs élèves de ce collège ont disparu).
Maria Teresa, qui admire Biasutto, va s’efforcer d’appliquer les consignes à la lettre et croyant percevoir une vague odeur de tabac sur un de ses élèves, s’enferme dans les toilettes des garçons pour tenter de le piéger et de le dénoncer. Peu à peu elle prend plaisir à espionner les élèves, à les écouter uriner, à uriner en même temps qu’eux, à tenter de voir leur sexe, toujours dans l’obsession d’en prendre un en flagrant délit de fumer.
Jusqu’au jour ou Biasutto la surprend et fait d’elle la victime de ce système qu’elle avait elle-même cautionné sans s’en rendre compte. C’est un roman très fort, qui n’est pas sans rappeler la tension que l’on trouve chez Elfriede Jelinek et certains auteurs allemands, et dont le propos dépasse largement le cadre de l’Argentine des années quatre-vingt.
Il était censé préserver les élèves de tout ce qui se passait hors de ses murs. Le roman se centre sur deux personnages : Maria Teresa la jeune surveillante, timide, ignorante, à la sexualité réprimée, qui vit avec sa mère et dont le frère a été mobilisé pour être envoyé aux Malouines, et son supérieur hiérarchique Mr Biasutto, implacable maître des cérémonies, dont on comprend au passage qu’il a organisé des listes noires (pendant la dictature plusieurs élèves de ce collège ont disparu).
Maria Teresa, qui admire Biasutto, va s’efforcer d’appliquer les consignes à la lettre et croyant percevoir une vague odeur de tabac sur un de ses élèves, s’enferme dans les toilettes des garçons pour tenter de le piéger et de le dénoncer. Peu à peu elle prend plaisir à espionner les élèves, à les écouter uriner, à uriner en même temps qu’eux, à tenter de voir leur sexe, toujours dans l’obsession d’en prendre un en flagrant délit de fumer.
Jusqu’au jour ou Biasutto la surprend et fait d’elle la victime de ce système qu’elle avait elle-même cautionné sans s’en rendre compte. C’est un roman très fort, qui n’est pas sans rappeler la tension que l’on trouve chez Elfriede Jelinek et certains auteurs allemands, et dont le propos dépasse largement le cadre de l’Argentine des années quatre-vingt.




