Chloé LANDRIOT, née en 1980, est enseignante de Lettres. Elle a publié en 2017 ses deux premiers recueils, Vingt-sept degrés d'amour (le Citron Gare) et Un récit (Polder), préfacé par Jean-Pierre Siméon, prix Amélie Murat 2018. Les Cahiers des Passerelles ont édité en 2020 Le premier pas. Elle publie aussi en revue, anime des pauses-poésie depuis 2017 et organise à Chadrac (43) une journée "poésie et résilience" depuis 2020.
Sans monument
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- Nombre de pages124
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.301 kg
- Dimensions12,0 cm × 17,0 cm × 0,1 cm
- ISBN978-2-9575215-5-5
- EAN9782957521555
- Date de parution01/12/2021
- ÉditeurLe Merle Moqueur
Résumé
"Nous n'avons sans doute jamais été si près de faire échec à la mort, de devenir les maîtres du temps et de la nature. Nous n'avons sans doute jamais été si près de causer la destruction de tous les équilibres qui nous ont fait advenir. Obsédés par l'idée de laisser une trace, une oeuvre, un monument, nous sommes entrés dans l'ère de la mémoire infaillible et totale des machines. Et nous savons que nous sommes aussi en train de vivre la disparition la plus radicale que l'humanité ait jamais connu.
Je ressens le besoin impérieux de dire ce qui se passe. Ce que les scientifiques constatent ne saurait nous atteindre, car ce n'est pas avec la raison qu'on entend. Il nous faut d'autres mots. Il s'agit de plonger aux racines de l'humain nomade, de sortir du rêve pour retrouver dans le réel la juste place de la mort, d'appréhender de nouveau notre vulnérabilité. La question n'est pas de savoir s'il reste de l'espoir, mais de quelle manière nous pouvons regarder en face et vivre ensemble ce qui nous est donné à affronter.
La première chose à faire est de le dire."
Je ressens le besoin impérieux de dire ce qui se passe. Ce que les scientifiques constatent ne saurait nous atteindre, car ce n'est pas avec la raison qu'on entend. Il nous faut d'autres mots. Il s'agit de plonger aux racines de l'humain nomade, de sortir du rêve pour retrouver dans le réel la juste place de la mort, d'appréhender de nouveau notre vulnérabilité. La question n'est pas de savoir s'il reste de l'espoir, mais de quelle manière nous pouvons regarder en face et vivre ensemble ce qui nous est donné à affronter.
La première chose à faire est de le dire."




