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Sade et les figures du baroque

Par : Eric Boutoute
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  • Nombre de pages89
  • PrésentationBroché
  • Poids0.135 kg
  • Dimensions13,6 cm × 21,5 cm × 0,8 cm
  • ISBN2-7384-7571-X
  • EAN9782738475718
  • Date de parution24/03/1999
  • CollectionCritiques littéraires
  • ÉditeurL'Harmattan

Résumé

Cet essai a pour but de montrer en quoi Sade, dans ses choix esthétiques, a été influencé par le Baroque, qui lui permettra de prendre en défaut le rationalisme triomphant des Lumières ; le pli emblématique du baroque marque bien le mouvement perpétuel entre le corps et la pensée, inséparables chez Sade, et défait la ligne droite d'un intellectualisme transcendant, visant à la perfection, à l'âge d'or pour l'homme. Le Baroque, c'est aussi l'illusion, le trompe-l'œil : le théâtre. Le roman Les Cent Vingt Journées de Sodome, auquel ce travail est principalement consacré, apparaît à la fois comme un magnifique trompe-l'œil et une fastueuse scène de théâtre. " Théâtre du monde ", règne du masque, du faux-semblant, de l'illusion où la loi revient au crime, l'ordre au chaos. Théâtre où tout nous ramènera et qui est avant tout " théâtre de la cruauté ". L'illusion révélera à Sade le monde dans sa réalité, qui est néant, et où la seule extase, celle du plaisir, du pouvoir, de la puissance est extase de la mort. C'est elle qui se cache sous le masque du progrès, de la civilisation, masque que Sade arrache. Finalement, le choix esthétique de Sade débouche sur une interprétation de l'histoire, de la culture, et c'est ainsi qu'il va décrire la société, toute forme de société : non plus comme garante d'une certaine stabilité, mais comme l'ultime figure de la subversion. Par cette démarche, Sade, qui aura lutté toute sa vie contre l'aliénation, et en aura été la victime, demeure l'un des penseurs le plus libre et le plus lucide qui soit.
Faits divers, les passions
Eric Boutoute, Martine Laffon
E-book
6,99 €