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Ruses médiévales de la générosité. Donner, dépenser, dominer dans la littérature épique et romanesque des XIIe et XIIIe siècles.
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- Nombre de pages304
- PrésentationBroché
- Poids0.56 kg
- Dimensions15,5 cm × 23,5 cm × 0,1 cm
- ISBN978-2-7453-2447-4
- EAN9782745324474
- Date de parution13/04/2013
- ÉditeurHonoré Champion
Résumé
Donner généreusement et dépenser fastueusement : ces deux gestes définissent un idéal de largesse dont les textes littéraires des XIIe et XIIIe siècles font régulièrement et intensément la promotion. Présentée comme une manifestation naturelle de la générosité des nobles et de la libéralité des puissants, la largesse obéit en réalité à des obligations et à des nécessités qui ont peu à voir avec la morale et qui apparaissent fort éloignées des valeurs constituant l'éthique aristocratique, contrairement à ce que répète sans relâche un discours de promotion globalement conforme à l'idéologie de la classe chevaleresque.
Moins désintéressée qu'elle ne se donne à voir, la largesse des nobles, de haut en bas de la hiérarchie nobiliaire, des souverains aux chevaliers non casés, répond à des visées économiques, sociales ou politiques inavouables. La générosité, sous la forme du don amical et de la dépense ostentatoire, a donc ses ruses, que la littérature, elle-même rusée, perçoit parfois fort bien, et qu'elle s'emploie à mettre en scène avec beaucoup de variété et avec une liberté d'esprit que sa prétendue soumission à l'idéologie aristocratique ne laissait pas espérer.
Fondée sur les acquis de l'anthropologie sociale, l'étude laisse la parole aux textes épiques et romanesques qui, comme "Florimont" , "Guillaume d'Angleterre" , "Hervis de Mes" , "Richars li biaus" , "Guillaume de Dole" , "Aymeri de Narbonne" ou "Renaut de Montauban" , se sont interrogés sur le rapport des nobles à la richesse et sur les enjeux d'un comportement de classe érigé en signe de distinction.
Moins désintéressée qu'elle ne se donne à voir, la largesse des nobles, de haut en bas de la hiérarchie nobiliaire, des souverains aux chevaliers non casés, répond à des visées économiques, sociales ou politiques inavouables. La générosité, sous la forme du don amical et de la dépense ostentatoire, a donc ses ruses, que la littérature, elle-même rusée, perçoit parfois fort bien, et qu'elle s'emploie à mettre en scène avec beaucoup de variété et avec une liberté d'esprit que sa prétendue soumission à l'idéologie aristocratique ne laissait pas espérer.
Fondée sur les acquis de l'anthropologie sociale, l'étude laisse la parole aux textes épiques et romanesques qui, comme "Florimont" , "Guillaume d'Angleterre" , "Hervis de Mes" , "Richars li biaus" , "Guillaume de Dole" , "Aymeri de Narbonne" ou "Renaut de Montauban" , se sont interrogés sur le rapport des nobles à la richesse et sur les enjeux d'un comportement de classe érigé en signe de distinction.



