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À paraître
Rural
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Bientôt disponible
La date de sortie de cet article n'est pas encore confirmée. Selon l'éditeur, il sera bientôt disponible.
- Nombre de pages96
- Date de parution01/10/2026
- PrésentationBroché
- Dimensions10,0 cm × 19,0 cm × 0,0 cm
- ISBN978-2-38191-170-0
- EAN9782381911700
- CollectionLe mot est faible
- ÉditeurAnamosa
Résumé
Selon une vulgate installée, des " fractures territoriales " sépareraient campagnes et villes : une lecture réductrice qui homogénéise les espaces ruraux sous l'étiquette de " France périphérique ", occultant les conflits et formes de domination qui les traversent. Tel est l'enjeu ici : sortir de cette opposition binaire et repenser la ruralité comme un espace de luttes. Ce livre explore les significations sociales et politiques attribuées au terme " rural " ainsi que les luttes symboliques dont il est l'objet.
L'enjeu est important à l'heure où l'extrême droite s'érige en porte-parole d'une France rurale mythifiée et où la protestation des Gilets Jaunes a mis au jour de profondes tensions sociales. Derrière la diffusion d'images communes sur les campagnes françaises se cachent des rapports de force entre groupes sociaux et des conflits d'interprétation. Il s'agit de déconstruire ces représentations toutes faites pour donner à voir la réalité d'une ruralité diverse, mais avant tout populaire, et traversée par des rapports de classe, de genre et de race.
Le rural est essentiellement défini d'un point de vue extérieur, celui d'élites urbaines intellectuelles, qui produisent les représentations dominantes. Journalistes, écrivains, universitaires, dirigeants politiques vivent dans les métropoles, surtout en région parisienne. D'où la diffusion de visions esthétisantes et pittoresques des campagnes, ou encore de représentations méprisantes peu informées.
Le rural est souvent réduit à l'agricole, alors que les agriculteurs y sont minoritaires (6 %). Leur domination symbolique invisibilise les ouvriers, premier groupe social dans les campagnes. Penser schématiquement le rural comme un territoire opposé à l'urbain empêche par ailleurs de saisir les réalités périurbaines, mais aussi la spécificité des petites villes rurales, très éloignées de la configuration des villages.
Cela conduit aussi à homogénéiser le rural alors que différents types de campagnes, plus ou moins ouvrières ou bourgeoises, peuvent être distingués. Les représentations homogénéisantes des territoires ruraux minimisent les conflits de classe internes, tout en surjouant les oppositions raciales et culturelles avec les quartiers urbains. S'il existe des variations dans les styles de vie, entre ruraux et urbains, c'est bien une domination commune qui détermine la condition populaire : la France des bourgs et des tours subit en effet le même retrait de l'Etat social et des difficultés communes de mobilité.
Enfin, si des significations politiques conservatrices sont attribuées à la ruralité, il s'agit de souligner qu'il existe également toute une tradition progressiste dans les campagnes, des sans-culottes ruraux pendant la Révolution jusqu'à aujourd'hui avec les ZAD et les luttes écologistes.
L'enjeu est important à l'heure où l'extrême droite s'érige en porte-parole d'une France rurale mythifiée et où la protestation des Gilets Jaunes a mis au jour de profondes tensions sociales. Derrière la diffusion d'images communes sur les campagnes françaises se cachent des rapports de force entre groupes sociaux et des conflits d'interprétation. Il s'agit de déconstruire ces représentations toutes faites pour donner à voir la réalité d'une ruralité diverse, mais avant tout populaire, et traversée par des rapports de classe, de genre et de race.
Le rural est essentiellement défini d'un point de vue extérieur, celui d'élites urbaines intellectuelles, qui produisent les représentations dominantes. Journalistes, écrivains, universitaires, dirigeants politiques vivent dans les métropoles, surtout en région parisienne. D'où la diffusion de visions esthétisantes et pittoresques des campagnes, ou encore de représentations méprisantes peu informées.
Le rural est souvent réduit à l'agricole, alors que les agriculteurs y sont minoritaires (6 %). Leur domination symbolique invisibilise les ouvriers, premier groupe social dans les campagnes. Penser schématiquement le rural comme un territoire opposé à l'urbain empêche par ailleurs de saisir les réalités périurbaines, mais aussi la spécificité des petites villes rurales, très éloignées de la configuration des villages.
Cela conduit aussi à homogénéiser le rural alors que différents types de campagnes, plus ou moins ouvrières ou bourgeoises, peuvent être distingués. Les représentations homogénéisantes des territoires ruraux minimisent les conflits de classe internes, tout en surjouant les oppositions raciales et culturelles avec les quartiers urbains. S'il existe des variations dans les styles de vie, entre ruraux et urbains, c'est bien une domination commune qui détermine la condition populaire : la France des bourgs et des tours subit en effet le même retrait de l'Etat social et des difficultés communes de mobilité.
Enfin, si des significations politiques conservatrices sont attribuées à la ruralité, il s'agit de souligner qu'il existe également toute une tradition progressiste dans les campagnes, des sans-culottes ruraux pendant la Révolution jusqu'à aujourd'hui avec les ZAD et les luttes écologistes.





