Regarder la mort en face. Réflexions sur le don d'organe pour la recherche

Par : Danielle Seilhean
Nous vous prions de nous excuser mais rencontrons momentanément des soucis d'approvisionnement. C’est le moment de vous laisser tenter par nos livres numériques et notre offre occasion.
  • Nombre de pages274
  • PrésentationBroché
  • Poids0.375 kg
  • Dimensions13,5 cm × 21,5 cm × 2,0 cm
  • ISBN2-7475-3993-8
  • EAN9782747539937
  • Date de parution17/05/2003
  • ÉditeurL'Harmattan
  • PréfacierDidier Silard

Résumé

Il peut paraître incongru de parler encore de l'autopsie au XXIe siècle, à l'heure où la puissance de la biotechnologie permet le clonage humain, la reproduction in vitro ou l'analyse du génome. Cette pratique semble désuète : symbole de curiosité et d'audace scientifique à la Renaissance, elle a connu son apogée au XIXe siècle, avec la méthode anatomo-clinique. Au XXe siècle ses usages les plus connus du public et des médecins non-spécialistes ont été d'une part la dissection anatomique, leçon parfois douloureusement perçue comme un rite initiatique, et bien sûr, l'autopsie médico-légale. Mais que sait-on au juste de la place encore indispensable qu'occupent aujourd'hui les prélèvements post-mortem dans la recherche médicale, en particulier dans le domaine des neurosciences ? Juger l'autopsie renvoie à notre imaginaire du corps et de la mort, à de profondes réticences psychologiques, sans doute aussi à des tabous sociaux ou religieux, ainsi qu'à l'image d'un certain pouvoir médical, aujourd'hui discrédité. Au-delà du déni de la mort si marqué dans notre société, une relation de confiance et d'information entre les soignants, les chercheurs, les patients et leur entourage, peut accompagner une démarche de don d'organe pour la recherche. Le point de vue n'est pas ici celui d'un observateur extérieur : cet ouvrage est le témoignage d'un médecin et chercheur confronté quotidiennement à ces questions.