Quinze jours au Sinaï

Par : Alexandre Dumas
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  • Nombre de pages348
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.435 kg
  • Dimensions14,0 cm × 21,0 cm × 1,7 cm
  • ISBN2-912080-39-8
  • EAN9782912080394
  • Date de parution01/03/2003
  • CollectionLe simoun
  • ÉditeurJasmin (Editions du)

Résumé

Ce fut à Rhamanieh que Bonaparte apprit que les mamelouks s'avançaient à sa rencontre. Le général Desaix qui, depuis Alexandrie, formait l'avant-garde, écrivait, le 14, du village de Minieh Salamé, qu'un détachement de douze à quatorze cents chevaux manœuvrait à trois lieues de distance, et que cent cinquante mamelouks s'étaient présentés le matin aux avant-postes. Bonaparte avait pris le chemin que nous avions suivi nous-mêmes, accompagné comme Mourad d'une flottille qui remontait le fleuve, et que lui amenait de Rosette le chef de division Perrée : c'était le chemin le plus difficile et le plus dangereux, mais c'était le plus court ; Bonaparte l'avait choisi.
Mourad, de son côté, lui avait épargné la moitié de la route par terre et par eau en lui envoyant son avant-garde : les premières troupes de l'Orient et de l'Occident se trouvaient en face. Le choc fut rude : djermes, canges et chaloupes se heurtèrent proue à proue, flancs à flancs ; mamelouks et Français se joignirent à la pointe de la baïonnette, au tranchant du sabre. Cette milice, couverte d'or, rapide comme le vent, dévorante comme la flamme, chargeait jusque sur nos carrés, dont elle hachait les canons de fusils avec ses sabres de Damas ; puis, lorsque le feu partait de ces carrés comme d'un volcan, elle se déroulait pareille à une écharpe d'acier, d'or et de soie, visitait au galop tous ces angles de fer, dont chaque face lui envoyait sa volée, et, lorsqu'elle voyait toute brèche impossible, elle fuyait enfin comme une longue ligne d'oiseaux effarouchés, laissant autour de nos bataillons une ceinture, mouvante encore, d'hommes et de chevaux mutilés, et elle allait se reformer plus loin pour revenir tenter une nouvelle charge, inutile et meurtrière comme l'autre.
Alexandre Dumas
Né en juillet 1802 à Villers-Cotterêts, Alexandre Dumas est mort en décembre 1870 à Puys. Fils du général Thomas Alexandre Davy de la Pailleterie et de Marie-Louise Élisabeth Labouret, il est le père de l’écrivain Dumas fils. Alexandre Dumas est l’un des romanciers français les plus brillants de sa génération. Élève au collège de l’abbé Grégoire à Villers-Cotterêts, il n’y recevra qu’une instruction primaire. Âgé de 13 ans, sa rencontre avec Adolphe de Leuven va être un tremplin dans sa vie. En effet, ce dernier va l’initier à la poésie moderne et va lui donner le goût pour la littérature. Alexandre Dumas en collaboration avec Adolphe de Leuven commence alors à publier des vaudevilles. C’est d’abord un échec, mais le succès ne tarde pas à lui sourire. Sortie en 1844 avec l’aide d’Auguste Maquet, « Les trois mousquetaires » est l’une des œuvres les plus populaires d’Alexandre Dumas. L’action se déroule en France à Paris. C’est l’histoire d’un jeune impétueux et téméraire d’Artagnan qui se lie d’amitié avec les mousquetaires du roi Athos, Aramis et Porthos. Ces quatre hommes comptent bien sauver la dignité et l’honneur de la reine de France mis en péril par le cardinal de Richelieu et ses agents. Pourront-ils mener à bien leur mission ? Alexandre Dumas nous plonge au cœur d’une aventure séduisante parsemée de complots, de trahisons, de combats… Tout cela sur un ton comique et humoristique. L’ouvrage « Le Comte de Monte Cristo » a aussi contribué à la célébrité d’Alexandre Dumas. L’auteur parle de la jalousie, la traîtrise et la vengeance. C’est l’histoire émouvante et passionnante d’Edmond Dantès que vous prendrez beaucoup de plaisir à lire.