Michel Covin enseigne la philosophie de l'art et la sémiologie des arts visuels à l'université de Paris I. Il est l'auteur d'essais assez divers, comme Une Esthétique du Sommeil (Beauchesne, 1990), Les Mille Visages de Napoléon (L'Harmattan, 1999), L'Homme de la Rue (L'Harmattan, 2000), Les Ecrivains et l'Alcool (L'Harmattan, 2002), Petit Dictionnaire de la Vie Monastique (L'Harmattan, 2004). Il prépare actuellement un récit sur Madagascar.
Questions naïves au christianisme
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- Nombre de pages181
- PrésentationBroché
- Poids0.265 kg
- Dimensions13,5 cm × 21,5 cm × 1,5 cm
- ISBN2-7475-5931-9
- EAN9782747559317
- Date de parution17/02/2004
- CollectionReligions et spiritualité
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
II faut toujours penser contre soi, a dit un jour Jean-Paul Sartre. C'est ce que Michel Covin s'emploie ici à faire, en essayant d'entrevoir un rapport au christianisme qui aille tout à fait à rebours de sa répulsion spontanée. A l'heure où, dans nos sociétés occidentales, en dépit de certaines apparences très actuelles, la religion apparaît comme une vieille lune, il n'est de plus grand sacrifice, pour la pensée, que de lui demander d'abandonner le point de vue critique des sciences humaines, de renoncer à des prétentions à l'objectivité au nom desquelles on n'accepte de considérer le christianisme que de l'extérieur, comme un objet posé en face de soi et avec quoi on n'entretient que la simple relation formelle indispensable à l'exercice du regard. Il convient donc, pour être fidèle au principe énoncé plus haut, de réagir contre cette tendance, et d'accepter de considérer le christianisme de l'intérieur, c'est-à-dire en somme du point de vue de son esprit. Voici alors que le christianisme ne serait plus une religion parmi les autres, mais un sujet vivant avec lequel le penseur entre en participation, et par lequel, le cas échéant, il accepte d'être transformé : tout au moins, il appelle cette transformation de ses vœux, comme l'attestation de son engagement et de sa bonne foi. Et si cette transformation ne s'effectue pas, la preuve inverse sera faite, que le sujet rencontré ne résiste pas, qu'il avait bien mérité son objectivité.







