Quand on a que l'austérité. Abolition et permanence du politique dans les discours de crise en Italie et en Espagne (2010-2013)

Par : Arthur Borriello
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  • Nombre de pages239
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.392 kg
  • Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 1,5 cm
  • ISBN978-2-8004-1639-7
  • EAN9782800416397
  • Date de parution10/01/2019
  • CollectionScience politique
  • ÉditeurUniversité de Bruxelles

Résumé

Dans le contexte de récession économique qu'a connu l'Europe après la crise financière de 2008, de nombreux pays ont adopté des plans d'austérité budgétaire drastiques sous la pression des marchés financiers et de ladite "Troïka" (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international). Quelle que soit leur orientation idéologique, les gouvernements d'Europe du Sud ont mené des réformes économiques similaires et produit des discours comparables pour les justifier.
Cet ouvrage s'intéresse à la nature et aux causes de cette convergence observée durant la crise : peut-on identifier la présence d'un discours d'austérité aux caractéristiques communes, indépendamment des frontières nationales et partisanes ? A quoi peut-on l'attribuer ? Pour répondre à ces questions, l'ouvrage privilégie l'analyse du discours et s'intéresse à deux cas d'étude en particulier : l'Italie et l'Espagne.
Les interventions de trois chefs de gouvernement - José Luis Zapatero, Mariano Rajoy et Mario Monti - sont minutieusement analysées entre 2010 et 2013. A travers l'étude des contradictions et des écueils du discours d'austérité, l'ouvrage livre un éclairage nouveau sur la crise de légitimité et sur les transformations des lignes d'affrontement politique que traversent les démocraties européennes.
Arthur Borriello est docteur en science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB), au Centre d'étude de la vie politique (CEVIPOL) et collaborateur scientifique du Fonds national de la Recherche Scientifique (F.R.S.- FNRS). Après des recherches sur la gestion politique de la crise économique de la zone euro, il s'intéresse à présent à l'émergence et au renforcement de mouvements populistes en Europe du Sud.
Il a travaillé en tant que chercheur visiteur dans plusieurs institutions étrangères, dont l'University of Cambridge et le City College of New York.