Pierre Legrand, psychiatre des hôpitaux et ancien chef de service au Centre hospitalier du Rouvray à Sotteville-lès-Rouen, est expert psychiatre près la Cour d'Appel de Rouen. Il est également titulaire d'un master de philosophie. Investi dans l'éthique de soins, il a travaillé dans une unité hospitalière spécialisée pour détenus et dans un centre de soins ambulatoires pour les auteurs de violence sexuelle condamnés à une injonction de soins.
Psychopathologie du mal. Exercices philosophiques d'un psychiatre expert judiciaire
Par :Formats :
- Paiement en ligne :
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 2 octobreCet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 22 jours après la date de votre commande.
- Retrait Click and Collect en magasin gratuit
- Réservation en ligne avec paiement en magasin :
- Indisponible pour réserver et payer en magasin
- Nombre de pages224
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.268 kg
- Dimensions13,5 cm × 21,5 cm × 1,6 cm
- ISBN978-2-343-22754-2
- EAN9782343227542
- Date de parution02/04/2021
- CollectionPsycho-logiques
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
La perplexité de l'expert psychiatre lors de sa rencontre avec les criminels au cours de l'examen judiciaire ouvre une béance dans la rationalité du processus médical et judiciaire, les deux étant fondés sur [autonomie du sujet et ses aléas existentiels. Les criminels sont, pour la plupart, des gens normaux tout en ayant commis des actes extrêmes. Ce paradoxe inspire cet ouvrage qui débute par une critique de toutes les causalités admises du crime : la causalité psychique, la causalité sociologique, la causalité biologique.
L'échec de ces détermismes à rendre compte du fait criminel s'explique par un préjugé tenace : le dualisme entre [intériorité d'un sujet supposé autonome et l'extériorité d'un monde supposé indépendant de ses habitants. C'est l'abord phénoménologique qui peut nous permettre de dépasser cette impasse dans la compréhension du crime. Accepter le crime comme un phénomène situationnel, c'est aussi renoncer à une métaphysique du mal qui serait un absolu transcendant de la condition humaine.
L'ambition de soigner des criminels peut paraître illusoire et cet ouvrage en extrait quelques lignes directrices. La principale est d'ordre éthique : à ignorer le monde du mal aux marges du monde commun, le risque est grand de vouloir ignorer la barbarie qui est une possibilité en chacun d'entre nous.
L'échec de ces détermismes à rendre compte du fait criminel s'explique par un préjugé tenace : le dualisme entre [intériorité d'un sujet supposé autonome et l'extériorité d'un monde supposé indépendant de ses habitants. C'est l'abord phénoménologique qui peut nous permettre de dépasser cette impasse dans la compréhension du crime. Accepter le crime comme un phénomène situationnel, c'est aussi renoncer à une métaphysique du mal qui serait un absolu transcendant de la condition humaine.
L'ambition de soigner des criminels peut paraître illusoire et cet ouvrage en extrait quelques lignes directrices. La principale est d'ordre éthique : à ignorer le monde du mal aux marges du monde commun, le risque est grand de vouloir ignorer la barbarie qui est une possibilité en chacun d'entre nous.













