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Promenade géographique, historique, touristique au coeur du Pays de Bray. Tome 1
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- Nombre de pages252
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.801 kg
- Dimensions20,3 cm × 28,2 cm × 1,7 cm
- ISBN978-2-7586-0765-6
- EAN9782758607656
- Date de parution20/11/2013
- CollectionMonographies villes villages
- ÉditeurLivre d'histoire-Lorisse (Le)
- PhotographeJean-Michel Coffin
- IllustrateurCyprien Riden
Résumé
Les premiers hommes trouvèrent certainement du minerai de fer à fleur de terre sur le territoire de Forges-les-Eaux, mais les Gallo-Romains durent l'extraire par des carrières appelées minières dont on peut retrouver les traces grâce au bouleversement du sol. Les Romains donnèrent un essor important à la transformation du minerai, en créant les fournaises – véritables hauts fourneaux de l'époque. Le village de Forges naquit à l'époque franque de l'industrie du fer.
La rue du Bout de l'Enfer, dont le nom fait référence aux forges rougeoyant dans l'obscurité, était un des chemins qui y conduisaient. De nombreux résidus de fer subsistèrent jusqu'au début du XXe siècle, et les troupes britanniques les utilisèrent dans le bois de l'Epinay durant la Première Guerre mondiale. Puis les gisements s'appauvrirent et, au début du XVIe siècle, l'assèchement des marécages commença.
Les moines de l'abbaye cistercienne de Beaubec y firent paître un vieux cheval étique, malade et éclopé. Quelques mois plus tard, l'animal avait retrouvé santé et vigueur. Mais c'est à Nicolas de Moy, seigneur de Riberpré, que fut attribuée la découverte de la première source ferrugineuse en 1573. Le nombre des buveurs d'eau resta faible jusqu'en 1630, date à laquelle Louis XIII tomba malade. Son médecin lui ayant conseillé les sources de Forges, le roi vint y passer dix-neuf jours avec la reine et sa cour.
Le monarque fut guéri, son épouse tomba enceinte pour la première fois depuis leur mariage en 1615, et Forges-en-Bray prit le nom de Forges-les-Eaux. Sa renommée traversa la France et l'Europe pour atteindre son apogée en 1779, et les visiteurs prestigieux furent nombreux. La duchesse de Chartres aimait à se promener dans les environs. Elle se rendit plusieurs fois à La Ferté, dont la forteresse avait été un élément essentiel de la ceinture de places fortes qui protégeait la Normandie contre les rois de France ou contre les rois d'Angleterre, suivant l'alternance politique.
La seigneurie du Fossé, déjà connue au XIIe siècle, passa en 1599 à la famille Thomas, originaire de Blois, dont plusieurs des membres tinrent des postes importants dans le royaume. Pierre dit l'Ecrivain rédigea des mémoires qui racontent notamment la misère qui régnait en 1694. De pauvres vachers furent accusés d'user de maléfices pour faire mourir les bestiaux et ruiner les plus gros fermiers, sans qu'on puisse savoir d'où venait le mal.
Ils furent pendus et brûlés à Gaillefontaine, dont la forteresse et la puissance politique avaient été anéanties par Charles le Téméraire.
La rue du Bout de l'Enfer, dont le nom fait référence aux forges rougeoyant dans l'obscurité, était un des chemins qui y conduisaient. De nombreux résidus de fer subsistèrent jusqu'au début du XXe siècle, et les troupes britanniques les utilisèrent dans le bois de l'Epinay durant la Première Guerre mondiale. Puis les gisements s'appauvrirent et, au début du XVIe siècle, l'assèchement des marécages commença.
Les moines de l'abbaye cistercienne de Beaubec y firent paître un vieux cheval étique, malade et éclopé. Quelques mois plus tard, l'animal avait retrouvé santé et vigueur. Mais c'est à Nicolas de Moy, seigneur de Riberpré, que fut attribuée la découverte de la première source ferrugineuse en 1573. Le nombre des buveurs d'eau resta faible jusqu'en 1630, date à laquelle Louis XIII tomba malade. Son médecin lui ayant conseillé les sources de Forges, le roi vint y passer dix-neuf jours avec la reine et sa cour.
Le monarque fut guéri, son épouse tomba enceinte pour la première fois depuis leur mariage en 1615, et Forges-en-Bray prit le nom de Forges-les-Eaux. Sa renommée traversa la France et l'Europe pour atteindre son apogée en 1779, et les visiteurs prestigieux furent nombreux. La duchesse de Chartres aimait à se promener dans les environs. Elle se rendit plusieurs fois à La Ferté, dont la forteresse avait été un élément essentiel de la ceinture de places fortes qui protégeait la Normandie contre les rois de France ou contre les rois d'Angleterre, suivant l'alternance politique.
La seigneurie du Fossé, déjà connue au XIIe siècle, passa en 1599 à la famille Thomas, originaire de Blois, dont plusieurs des membres tinrent des postes importants dans le royaume. Pierre dit l'Ecrivain rédigea des mémoires qui racontent notamment la misère qui régnait en 1694. De pauvres vachers furent accusés d'user de maléfices pour faire mourir les bestiaux et ruiner les plus gros fermiers, sans qu'on puisse savoir d'où venait le mal.
Ils furent pendus et brûlés à Gaillefontaine, dont la forteresse et la puissance politique avaient été anéanties par Charles le Téméraire.




