Printemps barbare

Par : Hector Tobar
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  • Nombre de pages470
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.615 kg
  • Dimensions15,8 cm × 24,2 cm × 3,8 cm
  • ISBN978-2-7144-5083-8
  • EAN9782714450838
  • Date de parution23/08/2012
  • ÉditeurBelfond
  • TraducteurPierre Furlan

Résumé

Quand une petite domestique mexicaine sans papiers fait dérailler la belle machine américaine... Dans la veine du Bûcher des vanités de Tom Wolfe ou de La Gifle de Christos Tsiolkas, un roman coup de poing, une dénonciation sans ambages des pires travers d'une société bien-pensante et une vision de Los Angeles très loin des clichés hollywoodiens. Stupéfiant d'acuité et d'imagination, un roman coup de poing, porté par une plume corrosive et un humour mordant.
Qualifiée par la critique de Bûcher des vanités pour le XXIe siècle, une oeuvre engagée, une radiographie lucide et féroce de nos sociétés paranoïaques, gangrenées par l'indifférence, l'incompréhension et le repli sur soi. Quand elle était jeune fille au Mexique, Araceli Ramírez voulait être une artiste. Au lieu de ça, la voici cuisinière dans la luxueuse villa de bobos californiens. Cuisinière, mais aussi femme de ménage et baby-sitter ! C'est que la crise est passée par là, forçant les Torres-Thompson à dire adiós à leur bataillon de domestiques latinos.
Aujourd'hui justement, Araceli est inquiète. Cela fait maintenant quatre jours qu' el senor et la senora ont quitté la maison après une dispute, la laissant seule avec les deux petits garçons. Que faire ? Prendre son courage à deux mains et tenter l'aventure dans la jungle de Los Angeles, à la recherche d'un hypothétique grand-père dont elle ignore jusqu'à l'adresse. Mais l'expédition tourne au cauchemar.
Perdue dans une ville hostile, accusée de kidnapping par des parents fautifs et affolés, Araceli va découvrir le sort cruel réservé aux barbares, ceux qui ont eu le tort de croire à l' American dream ...

Avis des lecteurs
Commentaires laissés par nos lecteurs

3.2/5
sur 6 notes dont 2 avis lecteurs
“ Un bel éclairage ”
Si les critiques presse sont très enthousiastes concernant ce roman, les blogueuses le sont moins. Et c'est vrai que ce roman est très lent et qu'on y ressent de l'ennui. C'est d'autant plus dommage qu'il est très réussi sur certains points, notamment dans la manière dont est décrite Los Angeles qui est un personnage à part entière de ce roman mais aussi l'évolution et la vie des divers clans qui la composent. Scott et Maureen font partie des riches ouverts d'esprit ou qui se considérent comme tels: Dans le cercle des amis de Scott et Maureen, tout sujet évoquant l'ethnicité frisait l'impolitesse. Ils étaient nombreux à avoir des enfants métissés et tous se considéraient comme culturellement très avancés. Araceli, elle, fait partie de ces mexicaines qui perdent leur identité en enfilant leur costume de bonne, costume réel pour Araceli mais symbolique pour ses comarades car elle est la seule à le porter réellement: Elle ne portait probablement son uniforme que pour cet instant précis où elle pourrait mettre ses vêtements à elle, un caleçon ou un jean qui la transformerait en cette Araceli qui avait jadis hanté les galeries et les clubs de Condesa, de Roma et autres quartiers de Mexico. Car Araceli est en fait une artiste qui peint en cachette, ce que ces employeurs ne découvriront qu'après son départ. Très satisfaits de son travail, ceux-ci ne lui posent jamais de questions et ne lui communiquent pas non plus les informations importantes, comme la grossesse de Maureen. Héctor Tobar lève aussi le tabou qui consiste à ne pas dire de mal de la famille restée au Mexique. Les domestiques mexicaines sont ici décrites comme des vaches à lait dont abusent ceux restés au pays. Lorsque Araceli part à la recherche du grand-père, elle découvre une partie de Los Angeles qu'elle ne connaissait pas et l'auteur décrit très bien le passage du temps, la décrépitude qui s'installe et les différentes ethnies qui se succèdent à cet endroit, le fait qu'après les émeutes, les afro-américians aient laissé le quartier aux mexicains. Les enfants aisés rencontrent alors un enfant à qui ont demande de remplir des tâches, ce qui leur fait penser que ce garçon ne peut être qu'un esclave. Le regard de ces deux garçons sur leur aventure est le souffle de légéreté et d'humour du roman. Le moment où Scott, Maureen et le grand-père peinent à accomplir les tâches habituellement réalisée par la seule Araceli est drôle mais terriblement sarcastique. Les médias, les groupes de pression anti-immigration sont sévèrement critiqués, ce sont eux qui font de cette hsitoire une affaire qui prend des proportions démesurées. Mon avis n'est donc pas aussi enthousiaste que j'aurais aimé qu'il fut. Je pense cependant que ce roman dépeint magnifiquement Los Angeles et les communautés qui s'y côtoient. Il y manque juste une petite flamme.
“ L'un des romans les plus puissants de la rentée ”
Araceli est une employée de maison mexicaine sans papier. Laissée seule et sans nouvelles avec les enfants pendant quatre jours, elle se lance dans une folle épopée afin de retrouver leur grand-père. Avec une plume acérée et son expérience de journaliste (Prix Pulitzer), Héctor Tobar perce à jour notre société, à travers le pouvoir des médias, les incohérences du système judiciaire, les différentes communautés qui s'affrontent, les petites mesquineries des uns et les ambitions très personnelles des autres... On ne peut s'empêcher de penser au Bûcher des vanités en plongeant dans cette spirale infernale, aux accents à la fois machiavéliques et kafkaïens.Tout est passé au crible, de la politique à la famille en passant par l'immigration, pour un effet miroir vertigineux et jubilatoire.
Fils d'immigrés guatémaltèques, Héctor Tobar est né à Los Angeles en 1963 où il vit toujours avec sa femme et leurs trois enfants. Journaliste au Los Angeles Times , couronné du prix Pulitzer en 1992 pour son travail sur les émeutes de L. A. , Héctor Tobar est également auteur de deux romans. Encensé par la critique américaine, Printemps barbare est son premier ouvrage à paraître en France.
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