Poèmes du Dhyâna, perles de liberté

Par : Hyangjeok Sunim
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  • Nombre de pages366
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.41 kg
  • Dimensions12,5 cm × 19,0 cm × 2,3 cm
  • ISBN978-2-251-45805-2
  • EAN9782251458052
  • Date de parution07/11/2025
  • CollectionBibliothèque chinoise
  • ÉditeurBelles Lettres
  • TraducteurYannick Bruneton

Résumé

De manière inédite, Poèmes du Dhyana, perles de liberté, offre au lecteur francophone une anthologie de la poésie bouddhique du Son (équivalent coréen du Chan chinois ou du Zen japonais) commentée par un religieux contemporain. En soixante-seize poèmes de trente-sept auteurs (dont trois auteurs chinois), le Vénérable Hyangjeok Sunim nous livre un aperçu des treize siècles de l'histoire de la poésie Son rédigée en chinois classique.
Les poètes coréens comptent parmi les grandes figures qui jalonnent la généalogie officielle de l'ordre de Jogye, principal courant du bouddhisme sud-coréen actuel, depuis la période du Grand Silla jusqu'au XXe siècle, en passant par les périodes du Koryo (918-1392) et celle du Choson (1392-1897), la plus représentée. Le commentaire contemporain et subjectif de l'anthologiste est celui d'un passeur sensible sachant relier passé et présent, littérature sud-coréenne et occidentale pour constituer un objet éditorial original de la collection.
Pour le lecteur peu familier de la poésie du Son et du bouddhisme coréen, ont été aménagés un essai introductif, des annotations et des annexes, l'invitant à une immersion dans le monde poétique du Son. A la différence de la plupart des recueils de poésie bouddhique publiés, l'apparat critique propose au lecteur de s'initier à la culture monastique du Son, au genre des "propos des maîtres" , supports de méditation ou hwadu, et au symbolisme de la littérature Chan d'Asie orientale peu souvent explicité.
L'ouvrage contribue ainsi, par une approche contemporaine, concrète et documentée, à en déconstruire la tenace réputation d'hermétisme.
Entré dans l'ordre bouddhique sud-coréen de Jogye au monastère de Hae'in ("Sceau de l'Océan") des monts Kaya en 1967, le vénérable Hyangjeok Sunim enseigne le Dharma et pratique le Son. Il fonda la revue mensuelle Hae'in, puis fit un séjour d'étude en France (1989-1993) par intérêt pour la culture européenne, le monachisme bénédictin et le journalisme. Il dirigea successivement le département d'Education de l'Ordre, le premier musée de Hae'insa, ainsi que le Pulgyo Sinmun, Le Journal du Bouddhisme, le Conseil central de l'Ordre.
Il fut élu supérieur de Hae'insa (2015-2019) où il vit actuellement retiré dans l'ermitage de Chijok. Formé en études de l'Extrême-Orient à l'UFR LCAO de l'Université Paris 7 et en histoire pré-moderne à l'Académie des Etudes coréennes de Songnam en Corée du Sud, Yannick Bruneton enseigne et mène des recherches sur l'histoire médiévale de la Corée centrée sur la période de la dynastie des Wang du Kory (918-1392) où le bouddhisme était religion officielle.
Professeur à l'Université Paris Cité, il est aussi directeur d'études dans la section des Sciences religieuses de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes en "bouddhisme coréen". Traducteur du Jikji, ses recherches portent principalement sur les relations entre bouddhisme et Etat.