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"Planter du blanc". Chroniques du (néo-)colonialisme français
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- Nombre de pages240
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.318 kg
- Dimensions15,0 cm × 20,8 cm × 1,3 cm
- ISBN978-2-84950-730-8
- EAN9782849507308
- Date de parution02/05/2019
- CollectionPoints cardinaux
- ÉditeurSyllepse (Editions)
Résumé
Du référendum pour l'indépendance en Kanaky de 2018 aux explosions sociales qui secouent Mayotte épisodiquement, en passant par l'empoisonnement des populations antillaises au chlordécone ou encore la dévastation prévue de la Guyane par le projet minier Montagne d'or, Saïd Bouamama explore, à travers une série de textes incisifs et didactiques, le passé et le présent coloniaux de la France. Naviguant dans cette histoire, des génocides coloniaux aux accords de coopération, aux coups d'Etat militaires de la Françafrique, au franc CFA, en passant par le racisme d'Etat, ce livre contribue à rappeler que la France a été et reste une puissance coloniale.
Il s'ouvre ainsi par cette citation d'Aimé Césaire : "Je le répète : le colonialisme n'est point mort. Il excelle pour se survivre, à renouveler ses formes ; après les temps brutaux de la politique de domination, on a vu les temps plus hypocrites [...]. Mais de quelque masque que s'affuble le colonialisme, il reste nocif."
Il s'ouvre ainsi par cette citation d'Aimé Césaire : "Je le répète : le colonialisme n'est point mort. Il excelle pour se survivre, à renouveler ses formes ; après les temps brutaux de la politique de domination, on a vu les temps plus hypocrites [...]. Mais de quelque masque que s'affuble le colonialisme, il reste nocif."
L'éditeur en parle
Faut-il encore écrire sur le colonialisme et le néocolonialisme ? De manière récurrente, l'accusation d'un ressassement morbide d'une histoire révolue est brandie à l'encontre de ceux qui répondent positivement à cette question. Pourtant, du projet Montagne d'Or en Guyane au référendum en Nouvelle-Calédonie/Kanaky en passant par la situation de Mayotte, tout nous ramène au présent colonial de la république française.
Certes, les appréciations sur le passé colonial ont été contraintes de prendre en compte, peu ou prou, les indépendances du siècle dernier, mais avec, ne l'oublions pas, des retours réguliers d'une tentation révisionniste, à l'image de la loi du 23 ? février 2005 évoquant "l'oeuvre positive de la colonisation". Depuis, de manière régulière, nos chefs d'Etat ne cessent de s'illustrer par des représentations et grilles de lecture datant historiquement de cette phase particulière de l'histoire de l'humanité qu'a été la colonisation succédant, à son tour, à une phase, tout aussi spécifique, celle de la mise en esclavage sur plusieurs siècles, avec une ampleur industrielle inédite.
De "? l'homme africain pas assez entré dans l'histoire ? " de Nicolas Sarkozy à Dakar en 2007 au "sept à huit enfants par femme" d'Emmanuel Macron en 2017, censés expliquer la pauvreté des habitants du continent, le même imaginaire colonial continue de faire irruption régulièrement pour expliquer le scandale de la paupérisation maintenue six décennies après les indépendances. Cet imaginaire ne peut pas, comme le démontre l'auteur, se réduire à une simple persistance du passé.
Il n'est pas une survivance d'une époque révolue ou une trace héritée vouée à disparaître par l'épuisement du temps. Il reflète les rapports de dominations que la France entretient avec les confettis encore colonisés de son ancien empire colonial, euphémiquement appelés "Outre-mer" d'une part et avec ses anciennes colonies sous la forme du néocolonialisme d'autre part. De la Françafrique aux Antilles dites françaises, c'est à des incursions précises et thématiques dans l'histoire et le présent coloniaux de la France que nous invite ce livre.
Certes, les appréciations sur le passé colonial ont été contraintes de prendre en compte, peu ou prou, les indépendances du siècle dernier, mais avec, ne l'oublions pas, des retours réguliers d'une tentation révisionniste, à l'image de la loi du 23 ? février 2005 évoquant "l'oeuvre positive de la colonisation". Depuis, de manière régulière, nos chefs d'Etat ne cessent de s'illustrer par des représentations et grilles de lecture datant historiquement de cette phase particulière de l'histoire de l'humanité qu'a été la colonisation succédant, à son tour, à une phase, tout aussi spécifique, celle de la mise en esclavage sur plusieurs siècles, avec une ampleur industrielle inédite.
De "? l'homme africain pas assez entré dans l'histoire ? " de Nicolas Sarkozy à Dakar en 2007 au "sept à huit enfants par femme" d'Emmanuel Macron en 2017, censés expliquer la pauvreté des habitants du continent, le même imaginaire colonial continue de faire irruption régulièrement pour expliquer le scandale de la paupérisation maintenue six décennies après les indépendances. Cet imaginaire ne peut pas, comme le démontre l'auteur, se réduire à une simple persistance du passé.
Il n'est pas une survivance d'une époque révolue ou une trace héritée vouée à disparaître par l'épuisement du temps. Il reflète les rapports de dominations que la France entretient avec les confettis encore colonisés de son ancien empire colonial, euphémiquement appelés "Outre-mer" d'une part et avec ses anciennes colonies sous la forme du néocolonialisme d'autre part. De la Françafrique aux Antilles dites françaises, c'est à des incursions précises et thématiques dans l'histoire et le présent coloniaux de la France que nous invite ce livre.













