"Extravagance méthodique" disait Joseph de Maistre de sa démarche. Ajoutons tout un cortège de paradoxes : grand écrivain français ennemi de la France, patriote savoisien mais très hostile au nationalisme, haut dignitaire franc-maçon mais papiste convaincu, déclarant "divines" les guerres mais pacifiste acharné... Bien stimulante la lecture de ce fidèle élève des Jésuites non moins fidèle à l'acacia ! Le comte Joseph de Maistre (Chambéry, 1er avril 1753 - Turin, 26 février 1821), est un homme politique, philosophe, magistrat, historien et écrivain savoyard, sujet du Royaume de Sardaigne.
Joseph de Maistre était membre du souverain Sénat de Savoie, avant d'émigrer en 1792 quand les forces armées françaises occupent la Savoie. Il passe ensuite quelques années en Russie, avant de retourner à Turin. Il est l'un des pères de la philosophie contrerévolutionnaire, membre éminent de la franc-maçonnerie, et incliné vers l'ésotérisme. L'écrivain savoyard, devenu illustre dans la France de la Restauration, est invité à l'Académie française.
Les académiciens lui font une ovation. Dans le discours de bienvenue, sa fille Constance de Maistre qui l'accompagne, relève un beau compliment : "C'est ici, au milieu de nous, que vous devriez être, monsieur le comte, et nous vous considérons comme l'un des nôtres". A son retour, Joseph de Maistre est nommé président de la Chancellerie, avec rang de ministre d'Etat. Il meurt à Turin le 26 février 1821.
Il y repose dans la Chiesa dei Santi Martiri.
Joseph de Maistre était membre du souverain Sénat de Savoie, avant d'émigrer en 1792 quand les forces armées françaises occupent la Savoie. Il passe ensuite quelques années en Russie, avant de retourner à Turin. Il est l'un des pères de la philosophie contrerévolutionnaire, membre éminent de la franc-maçonnerie, et incliné vers l'ésotérisme. L'écrivain savoyard, devenu illustre dans la France de la Restauration, est invité à l'Académie française.
Les académiciens lui font une ovation. Dans le discours de bienvenue, sa fille Constance de Maistre qui l'accompagne, relève un beau compliment : "C'est ici, au milieu de nous, que vous devriez être, monsieur le comte, et nous vous considérons comme l'un des nôtres". A son retour, Joseph de Maistre est nommé président de la Chancellerie, avec rang de ministre d'Etat. Il meurt à Turin le 26 février 1821.
Il y repose dans la Chiesa dei Santi Martiri.
















