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Pierre Herbart, cinématographes et colonies (1903-1974)

Par : Alain Moreews
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  • Nombre de pages245
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.31 kg
  • Dimensions13,5 cm × 21,5 cm × 1,2 cm
  • ISBN978-2-343-11225-1
  • EAN9782343112251
  • Date de parution01/06/2017
  • ÉditeurL'Harmattan

Résumé

"Je suis l'homme le plus apte à se détacher instantanément de ce qui l'entoure", écrivait Pierre Herbart, homme de lettres, résistant, journaliste. L'Art y contribuait, toutes les formes d'art - la littérature et le cinéma, et plus précisément certaines formes de cinéma. D'abord celles des lanternes magiques, des cinématographes de cirque, de foire et d'estaminets qu'il a mêlées aux récits et vues d'une enfance à Dunkerque.
Ce parcours, qui le met en rapport avec les choses et les gens et accroît son expérience esthétique, l'éloigne paradoxalement du Cinéma, c'est-à-dire du cinématographe en soi, pour soi, séparé des publics et des arts du spectacle, associant parfois l'hystérie et le comique, l'épilepsie et le bruit... Ainsi, Pierre Herbart transforma-t-il la féérie identitaire en l'un de ces riens essentiels qui le fit vivre.
C'est un Pierre Herbart jeune voyageur en Afrique que l'on retrouve traversant quelques-uns des plus beaux films coloniaux français. Militant communiste, adepte du geste qui dure dans un temps décousu et de la folie dans un décor de carton-pâte, il n'aimait qu'une seule chose : écrire des tracts, les répandre dans les casernes et s'en prendre au cinéma viril des défenseurs de l'Occident et de la paix en Europe.
Hédoniste et joueur ; c'est pour faire vivre son ordre à lui qu'il s'efforçait, dans les années 30, de faire cesser les discussions avec les chefs fascistes.