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Philosophie de la religion et théologie chez Ernst Troeltsch et Paul Tillich
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- Nombre de pages378
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.464 kg
- Dimensions14,7 cm × 20,7 cm × 2,0 cm
- ISBN2-7475-2661-5
- EAN9782747526616
- Date de parution01/07/2002
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
Ernst Troeltsch (1865-1923) et Paul Tillich (1886-1965) font actuellement l'objet d'intenses travaux de recherche, d'éditions critiques et de traductions. Ils gagnent une pertinence nouvelle en ce tournant de siècle, où se multiplient les questions concernant la place de la religion dans la société, le pluralisme religieux, les nouvelles formes du religieux. Cela a suggéré l'idée d'une comparaison systématique des deux oeuvres, pour mieux percevoir leurs différences et leur complémentarité, favorisant par là môme leur impact sur la situation présente.
Les séminaires d'été, qui se sont tenus à Québec, ont réuni à cette fin des spécialistes de Troeltsch (Alfred Dumais, Pierre Gisel et Peter De Mey) et de Tillich (André Gounelle, Jean Richard, James Reimer et Peter Haigis). Pour déterminer les étapes de la recherche, on s'est inspirés de Tillich qui, dans ses retours sur l'oeuvre de Troeltsch, distingue toujours chez le philosophe de la religion (incluant le théologien), le philosophe social et le philosophe de l'histoire.
Ce volume rend compte de la première étape des travaux. La philosophie de la religion est au centre des préoccupations de Troeltsch et de Tillich. Les deux s'interrogent sur la situation et le statut de la religion en modernité. Mais de là surgit aussi la question épistémologique, celle des rapports entre sciences empiriques et sciences normatives de la religion. La recherche de Troeltsch va couvrir tous ces deux domaines : de la psychologie empirique de la religion (William James en particulier) jusqu'à la théorie de l'a priori religieux, par où il entend surmonter le positivisme.
Tillich, pour sa part, approfondira la question épistémologique (les rapports entre sciences empiriques et sciences normatives), et il proposera l'idée théonomie, où la religion est conçue comme substance de la culture. En théologie, les deux entendent relever le défi d'une interprétation de la foi chrétienne qui corresponde à la situation actuelle. Pour Troeltsch, la situation est celle de la modernité sans plus.
De son côté, Tilliche pense que la Grande Guerre a marqué la fin de la bourgeoisie moderne et qu'une nouvelle époque (un nouveau kairos) s'ouvre maintenant devant nous. Les deux partagent pourtant les mêmes convictions concernant le caractère non surnaturaliste de la nouvelle interprétation de la révélation, de la foi et du Christ lui-même. Ils pourront ainsi ouvrir un nouveau chant disciplinaire, celui de la théologie des religions : troeltsch dans une perspective historique, Tillich dans le contexte du dialogue religieux.
Les séminaires d'été, qui se sont tenus à Québec, ont réuni à cette fin des spécialistes de Troeltsch (Alfred Dumais, Pierre Gisel et Peter De Mey) et de Tillich (André Gounelle, Jean Richard, James Reimer et Peter Haigis). Pour déterminer les étapes de la recherche, on s'est inspirés de Tillich qui, dans ses retours sur l'oeuvre de Troeltsch, distingue toujours chez le philosophe de la religion (incluant le théologien), le philosophe social et le philosophe de l'histoire.
Ce volume rend compte de la première étape des travaux. La philosophie de la religion est au centre des préoccupations de Troeltsch et de Tillich. Les deux s'interrogent sur la situation et le statut de la religion en modernité. Mais de là surgit aussi la question épistémologique, celle des rapports entre sciences empiriques et sciences normatives de la religion. La recherche de Troeltsch va couvrir tous ces deux domaines : de la psychologie empirique de la religion (William James en particulier) jusqu'à la théorie de l'a priori religieux, par où il entend surmonter le positivisme.
Tillich, pour sa part, approfondira la question épistémologique (les rapports entre sciences empiriques et sciences normatives), et il proposera l'idée théonomie, où la religion est conçue comme substance de la culture. En théologie, les deux entendent relever le défi d'une interprétation de la foi chrétienne qui corresponde à la situation actuelle. Pour Troeltsch, la situation est celle de la modernité sans plus.
De son côté, Tilliche pense que la Grande Guerre a marqué la fin de la bourgeoisie moderne et qu'une nouvelle époque (un nouveau kairos) s'ouvre maintenant devant nous. Les deux partagent pourtant les mêmes convictions concernant le caractère non surnaturaliste de la nouvelle interprétation de la révélation, de la foi et du Christ lui-même. Ils pourront ainsi ouvrir un nouveau chant disciplinaire, celui de la théologie des religions : troeltsch dans une perspective historique, Tillich dans le contexte du dialogue religieux.


