Philosopher sans viande. L’abstinence de la chair dans l'Antiquité

Par : Jean-François Pradeau
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  • Nombre de pages224
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.228 kg
  • Dimensions12,4 cm × 19,0 cm × 1,8 cm
  • ISBN978-2-13-088121-6
  • EAN9782130881216
  • Date de parution12/03/2026
  • ÉditeurPUF

Résumé

Depuis Pythagore, au vie s. av. J.-C., jusqu'aux derniers penseurs païens de l'Antiquité tardive, aux ve et vie s. apr. J.-C., la tradition philosophique qui se réclamait de Pythagore et de Platon a défendu "l'abstinence de la consommation de la chair", c'est-à-dire l'interdiction de tuer des animaux et de les manger. Les raisons de cet interdit étaient multiples. Ces philosophes tenaient l'âme pour immortelle, et l'animal dévoré pouvait avoir en lui l'âme d'un défunt humain, peut-être même d'un parent.
Les animaux, parce qu'ils sont des vivants comme nous, sont des êtres animés envers lesquels nous avons une obligation de justice et de bienveillance. Notre hygiène de vie, enfin, gagne considérablement à s'abstenir de la viande, qui est une nourriture souvent malsaine dont nous pouvons nous passer. La seule et véritable raison qui pousse les hommes à tuer et dévorer d'autres vivants tient à un dérèglement moral et au plaisir maladif que nous prenons au "carnage" du vivant.
Pour mettre fin à ce dérèglement, Platon et les platoniciens de l'Antiquité vont prescrire un remède, l'abstinence de la chair, qui n'était rien d'autre pour eux que la philosophie elle-même.
Professeur de philosophie antique à l'université de Lyon, Jean-François Pradeau dirige la revue Etudes platoniciennes. Il est notamment l'auteur, aux Puf, de Platon et la cité (2010) ; il a dirigé Philosophie antique (2010) et, avec Luc Brisson, Les Lois de Platon (2007). En 2024, il a traduit et commenté le traité de Plutarque, Manger de la chair, et poursuit une traduction de la Métaphysique d'Aristote (derniers livres parus, Zêta et Eta, en 2025).
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