Petit-Canal, commune du nord de la Grande-Terre, en Guadeloupe, vit, de 1848 à 1900, au rythme des convulsions économiques, sociales et démographiques de la colonie. 1848 marque en effet la fin du système esclavagiste ; l'"objet animé" devient alors citoyen, ouvrier, paysan ou artisan ; l'usine s'implante, la plantation agonise. L'auteur, puisant aux sources des registres d'état civil de Petit-Canal, nul ici en lumière les mutations des comportements face à la vie et à la mort des différents groupes ethniques de la commune.
Analysant avec minutie l'attitude des individus face à l'institution du manage, la procréation, le lignage, il démontre la profonde originalité de la commune antillaise. A travers celle-ci, c'est toute l'histoire démographique des Antilles au XIXe siècle que Raymond Boutin ressuscite dans cet ouvrage.
Petit-Canal, commune du nord de la Grande-Terre, en Guadeloupe, vit, de 1848 à 1900, au rythme des convulsions économiques, sociales et démographiques de la colonie. 1848 marque en effet la fin du système esclavagiste ; l'"objet animé" devient alors citoyen, ouvrier, paysan ou artisan ; l'usine s'implante, la plantation agonise. L'auteur, puisant aux sources des registres d'état civil de Petit-Canal, nul ici en lumière les mutations des comportements face à la vie et à la mort des différents groupes ethniques de la commune.
Analysant avec minutie l'attitude des individus face à l'institution du manage, la procréation, le lignage, il démontre la profonde originalité de la commune antillaise. A travers celle-ci, c'est toute l'histoire démographique des Antilles au XIXe siècle que Raymond Boutin ressuscite dans cet ouvrage.