Devenu Voltaire, François Arouet avouait une dette de gratitude à l'égard des jésuites du collège Louis-le-grand qui lui avaient "inspiré le goût des belles lettres" et se souvenait avec nostalgie des "heures délicieuses" passées dans la classe du Père Porée. Comment pénétrer aujourd'hui dans les classes du collège-modèle de la Compagnie ? La Ratio studiorum et les autres textes normatifs disent seulement la règle.
Parmi les documents qui permettent de saisir les pratiques scolaires, les copies d'élèves, si communes et abondantes à la date de leur production, sont particulièrement périssables et d'autant plus rares et précieuses qu'elles remontent à une période éloignée de la nôtre. La conservation du dossier analysé tient à l'usage de brouillon que fit de ces devoirs scolaires le Père Hardouin, qui fut bibliothécaire au collège, pour y consigner d'érudites notations.
Ces exercices scolaires, thème, version et vers latins, témoignent de l'apprentissage de la langue latine tel que le pratiquèrent, vers 1720, des élèves de cinquième, quatrième et troisième. Quel type de difficultés grammaticales comportaient les thèmes ? Comment les élèves procédaient-ils pour construire des vers justes et harmonieux ? Quelles qualités étaient exigées d'une traduction du latin en français ? Comment les élèves maîtrisaient-ils leur langue maternelle ? Autant de questions auxquelles l'ouvrage s'efforce de répondre.
mettant en perspective historique la question si débattue du "niveau" et de sa baisse inexorablement déplorée.
Devenu Voltaire, François Arouet avouait une dette de gratitude à l'égard des jésuites du collège Louis-le-grand qui lui avaient "inspiré le goût des belles lettres" et se souvenait avec nostalgie des "heures délicieuses" passées dans la classe du Père Porée. Comment pénétrer aujourd'hui dans les classes du collège-modèle de la Compagnie ? La Ratio studiorum et les autres textes normatifs disent seulement la règle.
Parmi les documents qui permettent de saisir les pratiques scolaires, les copies d'élèves, si communes et abondantes à la date de leur production, sont particulièrement périssables et d'autant plus rares et précieuses qu'elles remontent à une période éloignée de la nôtre. La conservation du dossier analysé tient à l'usage de brouillon que fit de ces devoirs scolaires le Père Hardouin, qui fut bibliothécaire au collège, pour y consigner d'érudites notations.
Ces exercices scolaires, thème, version et vers latins, témoignent de l'apprentissage de la langue latine tel que le pratiquèrent, vers 1720, des élèves de cinquième, quatrième et troisième. Quel type de difficultés grammaticales comportaient les thèmes ? Comment les élèves procédaient-ils pour construire des vers justes et harmonieux ? Quelles qualités étaient exigées d'une traduction du latin en français ? Comment les élèves maîtrisaient-ils leur langue maternelle ? Autant de questions auxquelles l'ouvrage s'efforce de répondre.
mettant en perspective historique la question si débattue du "niveau" et de sa baisse inexorablement déplorée.