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Paul Bouvier. Architecte de l’éphémère et aquarelliste
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- Nombre de pages336
- FormatBeau Livre
- PrésentationRelié
- Dimensions24,0 cm × 34,0 cm × 0,0 cm
- ISBN978-2-88006-133-3
- EAN9782880061333
- Date de parution12/12/2025
- ÉditeurGriffon (Editions du) - Suisse
Résumé
Fruit de plusieurs décennies de recherche, le présent ouvrage — rédigé par Patrice Allanfranchini et Denis Bouvier, descendant direct de l'artiste — constitue la monographie de référence sur Paul Bouvier. Il s'appuie sur un vaste corpus d'archives familiales, de correspondances et de plus de 800 oeuvres issues de collections privées, dont la majeure partie est reproduite ici. Par son ampleur et sa précision, cette publication redonne à Bouvier sa juste place dans le patrimoine artistique suisse : celle d'un architecte de la mémoire et d'un maître de la transparence, à la croisée de l'art, de l'histoire et de la lumière.
Figure discrète mais essentielle du paysage artistique suisse du tournant du XX? siècle, Paul Bouvier incarne une génération d'artistes formés à la rigueur du dessin académique tout en aspirant à une expression profondément nationale. Né à Neuchâtel en 1857, élève de Paul de Pury et de William Mayor, puis formé à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, il s'impose d'abord comme architecte des grandes expositions nationales et internationales, avant de se consacrer, à partir de 1910, entièrement à l'aquarelle.
Son oeuvre d'architecte illustre la volonté d'une Suisse en quête de représentation symbolique : à travers le Heimatstil et ce qu'il nomme lui-même l'Helvétisme, Bouvier invente une esthétique de la construction éphémère, célébrant la tradition vernaculaire tout en l'ouvrant à la modernité. Ses pavillons, villages et architectures temporaires participent à la mise en scène d'une identité helvétique confiante, à la fois enracinée et visionnaire.
? Parallèlement, l'aquarelliste révèle un artiste d'une rare sensibilité à la lumière. Ses paysages lacustres, ses vues de ports, de villages ou de montagnes traduisent une poésie du silence et du temps suspendu. Bouvier y développe un langage chromatique personnel — subtils dégradés de gris, bleus profonds, verts de cobalt — qui confère à ses oeuvres une aura de sérénité presque méditative. Son art, qualifié par Aloys Perregaux de " mystère qui échappe à l'analyse ", s'inscrit dans la lignée de Charles L'Eplattenier, Albert Trachsel et Edouard Vallet, tout en s'en distinguant par une intériorité plus contemplative.
Figure discrète mais essentielle du paysage artistique suisse du tournant du XX? siècle, Paul Bouvier incarne une génération d'artistes formés à la rigueur du dessin académique tout en aspirant à une expression profondément nationale. Né à Neuchâtel en 1857, élève de Paul de Pury et de William Mayor, puis formé à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, il s'impose d'abord comme architecte des grandes expositions nationales et internationales, avant de se consacrer, à partir de 1910, entièrement à l'aquarelle.
Son oeuvre d'architecte illustre la volonté d'une Suisse en quête de représentation symbolique : à travers le Heimatstil et ce qu'il nomme lui-même l'Helvétisme, Bouvier invente une esthétique de la construction éphémère, célébrant la tradition vernaculaire tout en l'ouvrant à la modernité. Ses pavillons, villages et architectures temporaires participent à la mise en scène d'une identité helvétique confiante, à la fois enracinée et visionnaire.
? Parallèlement, l'aquarelliste révèle un artiste d'une rare sensibilité à la lumière. Ses paysages lacustres, ses vues de ports, de villages ou de montagnes traduisent une poésie du silence et du temps suspendu. Bouvier y développe un langage chromatique personnel — subtils dégradés de gris, bleus profonds, verts de cobalt — qui confère à ses oeuvres une aura de sérénité presque méditative. Son art, qualifié par Aloys Perregaux de " mystère qui échappe à l'analyse ", s'inscrit dans la lignée de Charles L'Eplattenier, Albert Trachsel et Edouard Vallet, tout en s'en distinguant par une intériorité plus contemplative.

