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Ovide savant, Ovide galant. Ovide en France dans la seconde moitié du XVIIe siècle
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- Nombre de pages763
- FormatGrand Format
- PrésentationRelié
- Poids0.96 kg
- Dimensions15,5 cm × 23,5 cm × 3,5 cm
- ISBN978-2-7453-1622-6
- EAN9782745316226
- Date de parution01/01/2008
- CollectionLumière classique
- ÉditeurHonoré Champion
Résumé
Un nouvel Ovide apparaît au milieu du XVIIe siècle, qui se détache progressivement de la figure que lui avait donnée l'humanisme savant et se diffuse, hors des cercles lettrés, dans les milieux mondains et galants. La prééminence accordée jusque-là aux Métamorphoses et à la matière mythologique qu'elles fournissaient laisse place à un intérêt plus général pour l'ensemble de l'oeuvre ovidienne, que l'on relit alors, à la lumière des poèmes amoureux, pour déceler un style et une manière propres au poète.
Cette considération critique, qui s'écarte de l'ancienne interprétation allégorique et privilégie l'expression des passions, vient légitimer un jugement de goût, qui apprécie Ovide selon un critère foncièrement esthétique, dans un rapport de familiarité poétique. C'est par là qu'Ovide devient une figure tutélaire du " Parnasse galant ", qui admire en lui le modèle ancien d'un art de la galanterie et adopte sa manière pour inventer une poésie nouvelle.
Les oeuvres de Bussy-Rabutin, Benserade, La Fontaine, Guilleragues, Racine sont gouvernées, à des titres divers, par cette poétique ovidienne. Celle-ci connaît au cours du siècle diverses inflexions esthétiques : la raillerie galante renoue avec l'esprit enjoué et ludique d'Ovide tandis que le pathétique se nourrit de sa veine élégiaque. Ces registres variés dont Ovide fournit la tonalité correspondent ainsi aux diverses modulations du lyrisme tendre au XVIIe siècle.
Cette considération critique, qui s'écarte de l'ancienne interprétation allégorique et privilégie l'expression des passions, vient légitimer un jugement de goût, qui apprécie Ovide selon un critère foncièrement esthétique, dans un rapport de familiarité poétique. C'est par là qu'Ovide devient une figure tutélaire du " Parnasse galant ", qui admire en lui le modèle ancien d'un art de la galanterie et adopte sa manière pour inventer une poésie nouvelle.
Les oeuvres de Bussy-Rabutin, Benserade, La Fontaine, Guilleragues, Racine sont gouvernées, à des titres divers, par cette poétique ovidienne. Celle-ci connaît au cours du siècle diverses inflexions esthétiques : la raillerie galante renoue avec l'esprit enjoué et ludique d'Ovide tandis que le pathétique se nourrit de sa veine élégiaque. Ces registres variés dont Ovide fournit la tonalité correspondent ainsi aux diverses modulations du lyrisme tendre au XVIIe siècle.


