Ancienne élève de l'École normale supérieure, agrégée de Lettres classiques, Marie-Françoise Melmoux-Montaubin est professeur de littérature française du XIXe siècle à l'Université de Picardie Jules Verne, responsable du Centre d'études du roman et du romanesque de l'équipe CERCLL de cette université.
Oeuvres romanesques complètes. Ce qui ne meurt pas
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- Nombre de pages600
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.74 kg
- Dimensions15,0 cm × 22,0 cm × 2,9 cm
- ISBN978-2-7453-2657-7
- EAN9782745326577
- Date de parution31/08/2015
- CollectionTextes de littérature moderne
- ÉditeurHonoré Champion
- Directeur de publicationPascale Auraix-Jonchière
Résumé
Premier roman d'un jeune Barbey romantique, écrit autour de 1835, Ce qui ne meurt pas, d'abord intitulé "Germaine" , fut aussi le dernier que le romancier publia, en 1883. Roman normand, qui habite le marais comme L'Ensorcelée occupait la lande, Ce qui ne meurt pas déploie une histoire frénétique, toute d'incestes et d'adultère, mâtinés d'homosexualité, de soupçons de nécrophilie et de matricide, en sorte que le texte peut se lire comme un condensé, maladroit parfois, de tous les fantasmes aurevilliens.
Mais cette histoire est aussi une étrange aventure immobile, à peu près dépourvue d'action, à laquelle le huis-clos de trois individus inextricablement liés donne seul son intensité. Ecrit comme une tragédie où s'imposerait un fatum implacable, le roman se présente pourtant comme un roman catholique, marqué par les rigueurs d'un jansénisme qui semble sanctifier la douleur et refuser au pécheur toute possibilité de rédemption.
Si la pitié est "ce qui ne meurt pas" , pour qui se fie du moins à la leçon explicite mais contestable de l'épilogue, le roman tout entier s'attache à manifester ce qui meurt, dans une sorte de jouissance effrénée de la flétrissure et de la dégradation ; profondément marqué par les rêveries romantiques et par les destins de René ou de Lélia, Ce qui ne meurt pas rejoint ainsi la tonalité crépusculaire de la décadence, dont sa publication le rend contemporain.
Mais cette histoire est aussi une étrange aventure immobile, à peu près dépourvue d'action, à laquelle le huis-clos de trois individus inextricablement liés donne seul son intensité. Ecrit comme une tragédie où s'imposerait un fatum implacable, le roman se présente pourtant comme un roman catholique, marqué par les rigueurs d'un jansénisme qui semble sanctifier la douleur et refuser au pécheur toute possibilité de rédemption.
Si la pitié est "ce qui ne meurt pas" , pour qui se fie du moins à la leçon explicite mais contestable de l'épilogue, le roman tout entier s'attache à manifester ce qui meurt, dans une sorte de jouissance effrénée de la flétrissure et de la dégradation ; profondément marqué par les rêveries romantiques et par les destins de René ou de Lélia, Ce qui ne meurt pas rejoint ainsi la tonalité crépusculaire de la décadence, dont sa publication le rend contemporain.













