Né en 1959, Jean-Baptiste Predali a passé son enfance eut Corse. Après l'ENS de Saint-Cloud, il a fait carrière dans le journalisme, essentiellement politique, à France 3, France 2, puis LCP, La Chaîne parlementaire. Il est l'auteur chez Actes Sud, de deux romans : Une affaire insulaire (2003) et Autrefois Diana (2007).
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- Nombre de pages177
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.19 kg
- Dimensions11,7 cm × 21,8 cm × 1,4 cm
- ISBN978-2-330-02752-0
- EAN9782330027520
- Date de parution05/02/2014
- CollectionDomaine français
- ÉditeurActes Sud
Résumé
Ce matin-là, un employé municipal, Augustin, découvre un nourrisson sur la décharge publique d'un quartier de Borgu-Serena. Dans ce faubourg déshérité où l'on prie Notre-Dame de la Miséricorde et raille avec volupté la police, l'ange miraculé s'installe bientôt dans les conversations, chacun commentant avidement le mystère de cette apparition, tandis que l'événement attise la curiosité de la presse, la justice diligente une enquête que les solidarités ancestrales à l'oeuvre au sein de la petite communauté locale ne tardent pas à condamner à l'échec.
Loin de la ville qu'il a fuie le jour même, Augustin dresse, dans son refuge, l'amer bilan du combat indépendantiste auquel il a dédié sa vie : vingt ans ont passé et les ardents jeunes hommes jadis voués à la cause ont sombré dans la violence gratuite ou de mortifères luttes intestines. Pour le vieux militant comme pour le substitut du procureur ou les journalistes, également dépassés, l'enfant abandonné semble, de son anonyme main innocente, être venu désigner les plaies mal refermées et les abcès de fixation auxquelles un Etat impuissant et des institutions nécrosées sont incapables de porter remède.
Mais ce roman incantatoire construit comme un palimpseste fait avant tout entendre le chant douloureux qui monte de ceux qu'une faillite collective condamne à subir leur existence de vivants sur le mode d'une autopsie permanente de tous leurs rêves de rédemption.
Loin de la ville qu'il a fuie le jour même, Augustin dresse, dans son refuge, l'amer bilan du combat indépendantiste auquel il a dédié sa vie : vingt ans ont passé et les ardents jeunes hommes jadis voués à la cause ont sombré dans la violence gratuite ou de mortifères luttes intestines. Pour le vieux militant comme pour le substitut du procureur ou les journalistes, également dépassés, l'enfant abandonné semble, de son anonyme main innocente, être venu désigner les plaies mal refermées et les abcès de fixation auxquelles un Etat impuissant et des institutions nécrosées sont incapables de porter remède.
Mais ce roman incantatoire construit comme un palimpseste fait avant tout entendre le chant douloureux qui monte de ceux qu'une faillite collective condamne à subir leur existence de vivants sur le mode d'une autopsie permanente de tous leurs rêves de rédemption.
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