Beaucoup de catholiques sont mal à l’aise dans l’Église aujourd’hui. Beaucoup « ont mal à leur Église ». Beaucoup s’en vont silencieusement, surtout parmi les générations plus jeunes ; certains claquent la porte plus ostensiblement, entre autres des femmes. D’autres restent dedans, subissent, mais n’en pensent pas moins : ils ont pris leur liberté sur les injonctions éthiques, ils n’adhèrent plus que très partiellement au dogme, et encore moins à l’ensemble de ce que déclare le Catéchisme de l’Église catholique, ils ne sont pas d’accord avec la discipline actuelle concernant les ministères, et considèrent que l’Église est irresponsable par rapport aux situations réelles vécues par les communautés chrétiennes.
(…) Paul Löwenthal est l’un de ces croyants, qui affirme clairement son appartenance à l’Église catholique. La théologie n’est pas sa spécialité : professionnellement, il enseignait l’économie à l’Université catholique de Louvain. Mais c’est un homme de culture et de réflexion. Laïc engagé, il considère qu’il est de son devoir de parler, de se risquer à un travail d’analyse critique et de proposition.
Il reconnaît bien n’avoir pas les compétences exégétiques, historiques et théologiques qui pourraient être nécessaires pour la publication d’un livre sur les questions qui traversent actuellement notre Églises, les questions vécues par tant de croyants. Mais peu importe : la ligne de fond est ailleurs. Il pense à juste titre que sa parole de croyant, qui s’e! st imposé ce travail de réflexion, mérite d’être entendue, prise au sérieux et débattue.
Comment ne pas se réjouir en Église d’une telle prise de parole ? Paul se situe clairement : son adhésion au christianisme est, pour lui, « une vie, vécue en adhésion libre par une conscience libre ». Et si le christianisme n’est pas, dans son cœur évangélique, une religion, mais bien une foi, ce christianisme prend forme institutionnelle, parce qu’il est historique. Paul a ses racines dans une forme particulière de ce christianisme, qu’est le catholicisme romain : « je suis catholique romain », affirme-t-il.
Malgré les difficultés, contradiction et tensions, il ne renie pas cet enracinement et cette appartenance. Au contraire, c’est au nom de cette appartenance, librement assumée, « en loyauté catholique », qu’il entend s’exprimer publiquement, élever la voix comme un appel de la conscience croyante.
Beaucoup de catholiques sont mal à l’aise dans l’Église aujourd’hui. Beaucoup « ont mal à leur Église ». Beaucoup s’en vont silencieusement, surtout parmi les générations plus jeunes ; certains claquent la porte plus ostensiblement, entre autres des femmes. D’autres restent dedans, subissent, mais n’en pensent pas moins : ils ont pris leur liberté sur les injonctions éthiques, ils n’adhèrent plus que très partiellement au dogme, et encore moins à l’ensemble de ce que déclare le Catéchisme de l’Église catholique, ils ne sont pas d’accord avec la discipline actuelle concernant les ministères, et considèrent que l’Église est irresponsable par rapport aux situations réelles vécues par les communautés chrétiennes.
(…) Paul Löwenthal est l’un de ces croyants, qui affirme clairement son appartenance à l’Église catholique. La théologie n’est pas sa spécialité : professionnellement, il enseignait l’économie à l’Université catholique de Louvain. Mais c’est un homme de culture et de réflexion. Laïc engagé, il considère qu’il est de son devoir de parler, de se risquer à un travail d’analyse critique et de proposition.
Il reconnaît bien n’avoir pas les compétences exégétiques, historiques et théologiques qui pourraient être nécessaires pour la publication d’un livre sur les questions qui traversent actuellement notre Églises, les questions vécues par tant de croyants. Mais peu importe : la ligne de fond est ailleurs. Il pense à juste titre que sa parole de croyant, qui s’e! st imposé ce travail de réflexion, mérite d’être entendue, prise au sérieux et débattue.
Comment ne pas se réjouir en Église d’une telle prise de parole ? Paul se situe clairement : son adhésion au christianisme est, pour lui, « une vie, vécue en adhésion libre par une conscience libre ». Et si le christianisme n’est pas, dans son cœur évangélique, une religion, mais bien une foi, ce christianisme prend forme institutionnelle, parce qu’il est historique. Paul a ses racines dans une forme particulière de ce christianisme, qu’est le catholicisme romain : « je suis catholique romain », affirme-t-il.
Malgré les difficultés, contradiction et tensions, il ne renie pas cet enracinement et cette appartenance. Au contraire, c’est au nom de cette appartenance, librement assumée, « en loyauté catholique », qu’il entend s’exprimer publiquement, élever la voix comme un appel de la conscience croyante.