Nicole Avril est l'auteur de nombreux romans : Les Gens de Misar , Monsieur de Lyon , La Disgrâce , Jeanne , Le Roman d'un inconnu . D'un récit : Dans les jardins de mon pè re. D'une biographie de Sissi : L'Impératrice et l'an dernier, chez Plon, du Roman du visage.
Moi, Dora Maar - Occasion
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- Nombre de pages225
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.295 kg
- Dimensions14,0 cm × 22,5 cm × 1,9 cm
- ISBN2-259-19064-2
- EAN9782259190640
- Date de parution24/01/2002
- ÉditeurPlon
Résumé
Nicole Avril dans son roman brûlant de violence, de passion et de folie, a décidé de donner la parole à Dora Maar, compagne et modèle mythique de Picasso. Picasso, Dora Maar : deux amants légendaires, hors du commun, magnifiques et terrifiants. On m'appelle Dora Maar. Auprès de mes amis, Georges Bataille, Paul Eluard, Man Ray, Brassaï, j'étais une photographe d'un certain renom. J'ai rencontré un homme.
Il était le génie. Il était la vie. Il était la déchirure. Il m'a demandé de le suivre sans me retourner, et, si je me retourne aujourd'hui vers ce qui fut notre amour, c'est que cet homme-là vient de mourir. Il s'appelait Pablo Picasso. Ce fut un amour fou. Quand l'amour se retira, il ne resta que la folie. Picasso m'a dessinée avec une tendresse de dentellière et il m'a peinte dans tous mes états.
Il a fait pleurer le siècle par mes yeux. Il m'a jetée dans Guernica. Il m'a amenée à tirer la langue devant toutes les horreurs de la guerre. Il m'a donné la beauté immortelle des icônes de nos musées. Il m'a apporté et le plaisir et la catastrophe. On prétend m'avoir entendue affirmer qu'il n'y avait plus que Dieu après Picasso. Je ne me souviens pas de l'avoir dit, mais je n'ai jamais cessé de le penser.
Il était le génie. Il était la vie. Il était la déchirure. Il m'a demandé de le suivre sans me retourner, et, si je me retourne aujourd'hui vers ce qui fut notre amour, c'est que cet homme-là vient de mourir. Il s'appelait Pablo Picasso. Ce fut un amour fou. Quand l'amour se retira, il ne resta que la folie. Picasso m'a dessinée avec une tendresse de dentellière et il m'a peinte dans tous mes états.
Il a fait pleurer le siècle par mes yeux. Il m'a jetée dans Guernica. Il m'a amenée à tirer la langue devant toutes les horreurs de la guerre. Il m'a donné la beauté immortelle des icônes de nos musées. Il m'a apporté et le plaisir et la catastrophe. On prétend m'avoir entendue affirmer qu'il n'y avait plus que Dieu après Picasso. Je ne me souviens pas de l'avoir dit, mais je n'ai jamais cessé de le penser.














