Misses Jones. Portraits de femmes en prison
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- Nombre de pages80
- FormatGrand Format
- PrésentationRelié
- Poids0.71 kg
- Dimensions21,9 cm × 32,5 cm × 1,3 cm
- ISBN979-10-92265-86-6
- EAN9791092265866
- Date de parution14/11/2019
- ÉditeurAndré Frère
Résumé
Cet ouvrage ne révèle rien de leurs réalités sordides, de la taule, des barreaux, des cris, du sexe ou du manque de sexe, du manque tout court, de la violence, des toxs, de la solitude, du pouvoir de l'argent et de l'abus de pouvoir, de l'infantilisation, de l'injustice de de la pauvreté. Des 7 ou 9 m2, il met en avant le seul territoire qui soir à elles, leurs corps. Peut-être mutilés, sûrement cachetonnés, en dessous des dentelles et des bras scarifiés, cette fourrure blanche, de ces bijoux, ces robes et de ces falbalas, leurs corps parés révèlent plutôt qu'ils ne cachent leur humanité.
En permutant les codes de la représentation du portrait, ce livre propose de voir ces femmes autrement.
En permutant les codes de la représentation du portrait, ce livre propose de voir ces femmes autrement.
L'éditeur en parle
Des portraits de femmes en prison. En milieu carcéral, le costume de scène introduit tout un champ esthétique, poétique et symbolique qui rend possible une nouvelle apparence aux antipodes des stéréotypes de la femme détenue. Dans une perspective critique de l'ordre et des codes établis par les schémas de mise à l'écart, la parure permet de créer une position d'émancipation et de subversion. La mise en scène volontairement valorisante crée des images-avatars qui interrogent la représentation et sa relation à l'identité.
Elles déçoivent les attentes de l'imagerie collective des femmes détenues. La magnificence du costume permet cette transformation et désigne à proprement parler le personnage, dont l'identité sociale est reconnue au premier coup d'oeil. Avec leur accord, à visage découvert, ces détenues quittent leurs habits de non-personnes, de non vie sociale. Elles brouillent les cartes et révèlent un autre possible.
Elles déçoivent les attentes de l'imagerie collective des femmes détenues. La magnificence du costume permet cette transformation et désigne à proprement parler le personnage, dont l'identité sociale est reconnue au premier coup d'oeil. Avec leur accord, à visage découvert, ces détenues quittent leurs habits de non-personnes, de non vie sociale. Elles brouillent les cartes et révèlent un autre possible.






