Juliette Goursat est docteure de l'Ecole des hautes études en sciences sociales en "Arts : histoire et théorie". Elle a enseigné à l'université Paris 3-Sorbonne Nouvelle et à l'Ecole supérieure d'audiovisuel de Toulouse.
Mises en "je". Autobiographie et film documentaire
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- Nombre de pages282
- PrésentationBroché
- Poids0.442 kg
- Dimensions17,0 cm × 22,0 cm × 1,6 cm
- ISBN979-10-320-0061-8
- EAN9791032000618
- Date de parution01/07/2016
- CollectionArts
- ÉditeurPU de Provence
Résumé
Cet ouvrage est le premier à proposer une vue d'ensemble de l'autobiographie au cinéma en dégageant ses enjeux à la fois théoriques et pratiques. Il s'attache à explorer plus précisément les films où s'entrecroisent l'autobiographie et le documentaire. Qu'est-ce que l'autobiographie et le documentaire nous enseignent l'un de l'autre ? En quoi l'interaction de ces deux notions invite-t-elle à les réinventer ? Comment les cinéastes perçoivent-ils leurs identités personnelles ? Après un retour sur les débuts pratiques de l'autobiographie filmée et sur son apparition dans le champ de la théorie, un très large corpus constitué notamment des oeuvres de Dominique Cabrera, Jonathan Caouette, Alain Cavalier, Romain Goupil, Ross McElwee, Johan van der Keuken, David Perlov, Ed Pincus, et Agnès Varda, est analysé selon les quatre perspectives suivantes : l'énonciation, la mise en récit, la rhétorique et l'éthique.
Echappant au narcissisme, ces films apparaîtront comme des champs de tensions fécondes, des laboratoires dans lesquels les cinéastes questionnent les pratiques du documentaire, bouleversent ses conventions, examinent leur vie et critiquent les institutions qui la sous-tendent, articulent manières de voir et d'être, et promeuvent un "souci de soi" (Michel Foucault) et une ipséité sur le modèle de la "parole tenue" (Paul Ricoeur), à la recherche d'une transformation d'eux-mêmes et des autres.
Echappant au narcissisme, ces films apparaîtront comme des champs de tensions fécondes, des laboratoires dans lesquels les cinéastes questionnent les pratiques du documentaire, bouleversent ses conventions, examinent leur vie et critiquent les institutions qui la sous-tendent, articulent manières de voir et d'être, et promeuvent un "souci de soi" (Michel Foucault) et une ipséité sur le modèle de la "parole tenue" (Paul Ricoeur), à la recherche d'une transformation d'eux-mêmes et des autres.

