Miguel Abensour, critique de la domination, pensée de l'émancipation

Par : Manuel Cervera-Marzal
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  • Nombre de pages252
  • PrésentationBroché
  • Poids0.325 kg
  • Dimensions15,0 cm × 20,0 cm × 2,0 cm
  • ISBN978-2-84534-216-3
  • EAN9782845342163
  • Date de parution01/04/2013
  • ÉditeurSens & Tonka

Résumé

Nous ne livrons pas ici un travail sur mais avec Miguel Abensour. Plutôt qu'une présentation de son oeuvre, il s'agit de l'investir pour entrer en sympathie avec le mouvement même de sa pensée. Deux tâches s'imposent à l'interprète : systématiser Abensour et le prolonger. D'abord, bien que d'une grande cohérence, les idées d'Abensour ne font jamais l'objet d'une présentation unifiée et synthétique.
Elles sont au contraire disséminées dans des dizaines d'articles n'ayant à première vue pas grand chose en commun. Sa pensée est difficile à restituer car il ne s'agit pas d'un système philosophique. Abensour passe toujours par les textes des autres (Arendt, Lefort, Clastres, Saint-Just, etc.) pour construire le sien. Pour y voir plus clair dans une pensée de son propre aveu extrêmement complexe, il nous faut donc opérer une reconstruction systématique.
Mais cette systématisation ne risque-t-elle pas de briser l'élan émancipateur qui se dégage à la lecture des textes de l'auteur ? Car l'on sait l'attention méticuleuse qu'Abensour accorde à l'écriture philosophique : ne jamais clore les débats, ne fournir aucune réponse toute faite ni aucune solution, bref, entretenir une inquiétude susceptible de conduire le lecteur à penser par lui-même. La reconstruction systématique de cette pensée permettrait d'en saisir plus clairement les tenants et les aboutissants mais aurait pour défaut majeur de trahir Abensour en apportant des réponses là où l'auteur prenait soin de préserver une écriture placée sous le signe de l'incertitude ? Pas nécessairement, car les éclaircissements et les "réponses" que nous apporterons visent moins à résoudre les énigmes qu'à les relancer, en déplaçant les termes, en les agençant autrement.
Nos "réponses" ne mettront pas fin à la réflexion car l'étonnement philosophique sera préservé, réorienté et non refermé. Chaque solution entraînera une nouvelle question. De la sorte, nous resterons fidèles à Abensour, qui n'est pas l'avocat de l'absence de solution mais de l'absence de solution définitive qui viendrait clore la réflexion une fois pour toutes.
Ce gros mot de communisme
Ce gros mot de communisme
Manuel Cervera-Marzal
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