Mikos Tsernianski (1893-1977) est l'un des plus importants poètes et romanciers serbes ainsi que le chef de file de l'avant-garde yougoslave. Diplomate à Berlin et à Rome au début de la Seconde Guerre mondiale, il s'exile à Londres où il réside pendant plus de deux décennies. Il y écrit ses oeuvres les plus marquantes : Migrations, Lamento pour Belgrade, Le Roman de Londres.
Migrations
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- Nombre de pages1174
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids1.245 kg
- Dimensions15,2 cm × 23,1 cm × 4,3 cm
- ISBN978-2-88250-884-3
- EAN9782882508843
- Date de parution18/01/2024
- CollectionLa bibliothèque de Dimitri
- ÉditeurNoir Sur Blanc (Les Editions)
- TraducteurVelimir Popovic
- PostfacierMilivoj Srebro
Résumé
Les peuples asservis perdent un bien plus précieux que leur liberté : ce qu'on appelait jadis leur âme, ce qu'on nomme aujourd'hui leur identité. Au XVIIIe siècle, pour fuir la domination des Turcs, des milliers de Serbes émigraient dans l'empire voisin, l'Autriche. Mais beaucoup d'entre eux rêvaient d'une terre plus lointaine, slave et orthodoxe comme la leur, où ils pourraient refaire leur vie : la Russie.
Migrations est le roman de cette diaspora. C'est aussi le poème de toutes les espérances et de toutes les nostalgies, le chant des patries perdues et des paradis qui se dérobent. Au-delà de l'anecdote historique, entremêlée de drames et de comédies, un sentiment de profonde mélancolie parcourt le livre, lui donnant une dimension universelle et comme une vision cosmique des destinées humaines. Il n'y a pas d'Orient salvateur.
La terre promise n'existe pas. Il faut lire Migrations comme on lit Melville ou Tolstoï, en se laissant porter par le flux des mots, la houle des phrases, le rythme sourd, ample, obsédant, qui ponctue cette grande fresque romanesque et en fait à coup sûr une des oeuvres les plus originales de la littérature universelle.
Migrations est le roman de cette diaspora. C'est aussi le poème de toutes les espérances et de toutes les nostalgies, le chant des patries perdues et des paradis qui se dérobent. Au-delà de l'anecdote historique, entremêlée de drames et de comédies, un sentiment de profonde mélancolie parcourt le livre, lui donnant une dimension universelle et comme une vision cosmique des destinées humaines. Il n'y a pas d'Orient salvateur.
La terre promise n'existe pas. Il faut lire Migrations comme on lit Melville ou Tolstoï, en se laissant porter par le flux des mots, la houle des phrases, le rythme sourd, ample, obsédant, qui ponctue cette grande fresque romanesque et en fait à coup sûr une des oeuvres les plus originales de la littérature universelle.




