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Mettre au monde
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- Nombre de pages160
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.21 kg
- Dimensions14,0 cm × 19,5 cm × 1,0 cm
- ISBN978-2-918220-56-5
- EAN9782918220565
- Date de parution01/03/2018
- ÉditeurL'herbe qui tremble
- IllustrateurAnne Slacik
Résumé
Tu démêles une pelote/ de mots de chair et de silence/ une pelote de sang/ là sous les ongles/ un à un qui se cassent/ une pelote de larmes et de nerfs/ les mains ouvertes sous la langue/ cherchant/ relevant cette fragilité du ventre/ et du sourire./
L'éditeur en parle
L'oeuvre de Claudine Bohi se compose d'une vingtaine de recueils. Le thème du corps traverse tous ses livres. Le corps est une personne, il est mémoire, il est pensée, il est éros. Le vocabulaire de Claudine Bohi, sobre, sans fioritures, révèle une écriture d'une modernité sûre. Le corps est complexe et la pensée l'est par déduit, pensée et corps sont comme vie et mort. Mettre au monde est composé de huit parties de longueur variable.
Il faut en donner les titres car, lus à la suite, ils pourraient former un poème, court et elliptique : Passage du mot, Cela vient dans l'oubli, Un lien de rien, Là où ça commence, Le lieu premier, L'invisible, Là où se noie, La mise au monde. " Mettre au monde " la vie, c'est mettre au monde un corps, mais aussi un autre parallèle, ici une clarté : cela vient de si loin cela s'attache au cri aux larmes quelquefois cela diffuse une clarté stridente opaque et brutale Le corps reste toujours le centre de la vie, des pensées, des désirs : l'épaule pousse son feu c'est le désir dans l'évidence du dire le corps désire le corps et ce qu'il touche dans les mots une parole Dans une note de travail publiée en 2014, Claudine Bohi écrivait : " Etre poète pour nouer la peau au monde.
La poésie est une tentative de faire un noeud, dans la langue qui est à tout le monde, un noeud avec la peau individuelle. La poésie est une tentative, tentation d'incarnation. Mettre le corps au monde. On échoue, mais on tente de l'amener au réel. On recommence. (...) La poésie non seulement ne dit pas le sens commun, mais restitue l'ombre de la langue, dont nous avons besoin pour vivre, pour être et pour aller au monde.
" Ainsi le corps est-il dans le monde.
Il faut en donner les titres car, lus à la suite, ils pourraient former un poème, court et elliptique : Passage du mot, Cela vient dans l'oubli, Un lien de rien, Là où ça commence, Le lieu premier, L'invisible, Là où se noie, La mise au monde. " Mettre au monde " la vie, c'est mettre au monde un corps, mais aussi un autre parallèle, ici une clarté : cela vient de si loin cela s'attache au cri aux larmes quelquefois cela diffuse une clarté stridente opaque et brutale Le corps reste toujours le centre de la vie, des pensées, des désirs : l'épaule pousse son feu c'est le désir dans l'évidence du dire le corps désire le corps et ce qu'il touche dans les mots une parole Dans une note de travail publiée en 2014, Claudine Bohi écrivait : " Etre poète pour nouer la peau au monde.
La poésie est une tentative de faire un noeud, dans la langue qui est à tout le monde, un noeud avec la peau individuelle. La poésie est une tentative, tentation d'incarnation. Mettre le corps au monde. On échoue, mais on tente de l'amener au réel. On recommence. (...) La poésie non seulement ne dit pas le sens commun, mais restitue l'ombre de la langue, dont nous avons besoin pour vivre, pour être et pour aller au monde.
" Ainsi le corps est-il dans le monde.


