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Mémoires dans la ville. Question sensible et enjeu de transmission
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- Nombre de pages216
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.31 kg
- Dimensions13,5 cm × 24,0 cm × 1,5 cm
- ISBN978-2-88901-266-4
- EAN9782889012664
- Date de parution26/09/2024
- CollectionHistoire
- ÉditeurAntipodes
Résumé
Les statues, bustes ou noms des rues font aujourd'hui l'objet de contestations, de revendications et de gestes militants. La place des marqueurs mémoriels dans l'espace public est interrogée, dans une perspective antiraciste, décoloniale ou féministe. Ce questionnement est l'expression d'une évolution sociétale, orientée vers une forme de reconnaissance des mémoires blessées et invisibles en accord avec une vision et des valeurs actuelles.
Prend alors forme une réflexion sur le devenir des monuments et des odonymes. Cet ouvrage examine comment ces débats médiatiques et politiques s'invitent à l'école. Des expériences sont menées en classe pour inscrire cette actualité dans l'histoire de l'esclavage, de la colonisation, des rapports de genre, du mouvement ouvrier. Il s'agit de faire connaître les faits historiques, mais aussi de se pencher sur la construction de ces mémoires.
Les élèves sont ainsi conduit·e·s à débattre, à développer leur agentivité et à se former à une citoyenneté éclairée ou engagée. Cette recherche trouve son origine dans un projet collectif élaboré au sein de l'Equipe de didactique de l'histoire et de la citoyenneté (EDHICE) de l'Université de Genève, à laquelle appartiennent l'ensemble des auteurs et autrices du livre. Son thème a été développé dans le cadre d'un séminaire de recherche destiné aux enseignant·e·s d'histoire du secondaire en formation.
Prend alors forme une réflexion sur le devenir des monuments et des odonymes. Cet ouvrage examine comment ces débats médiatiques et politiques s'invitent à l'école. Des expériences sont menées en classe pour inscrire cette actualité dans l'histoire de l'esclavage, de la colonisation, des rapports de genre, du mouvement ouvrier. Il s'agit de faire connaître les faits historiques, mais aussi de se pencher sur la construction de ces mémoires.
Les élèves sont ainsi conduit·e·s à débattre, à développer leur agentivité et à se former à une citoyenneté éclairée ou engagée. Cette recherche trouve son origine dans un projet collectif élaboré au sein de l'Equipe de didactique de l'histoire et de la citoyenneté (EDHICE) de l'Université de Genève, à laquelle appartiennent l'ensemble des auteurs et autrices du livre. Son thème a été développé dans le cadre d'un séminaire de recherche destiné aux enseignant·e·s d'histoire du secondaire en formation.
L'éditeur en parle
Cet ouvrage traite de la place des marqueurs mémoriels dans l'espace public, soit des traces produites pour témoigner d'un passé considéré comme mémorable. Les statues, bustes ou noms des rues font aujourd'hui l'objet de contestations, de revendications, de gestes militants, dans une perspective antiraciste, décoloniale ou féministe. Après les statues de Léopold II à Bruxelles, de Colston à Bristol ou de Colomb à Mexico, celle de De Pury à Neuchâtel a par exemple été au coeur d'une polémique qui s'est manifestée par des dégradations et qui a donné lieu à une réflexion publique sur le devenir du monument.
D'autres histoires, de la classe ouvrière, ou de groupes subalternes et marginaux, peinent à être visibles dans le champ mémoriel. Certains événements ou personnalités sont commémorées, comme le 9 novembre 1932 à Genève, alors que tout un pan de la société demeure dans l'ombre. Dans plusieurs villes, des initiatives sont prises pour féminiser les odonymes. Ces questions font l'objet de débats médiatiques et politiques : dans quelle mesure sont-elles sensibles parmi les jeunes et à l'école ? Des expériences sont menées en classe pour faire connaitre les faits historiques, les inscrire dans l'histoire de l'esclavage, de la colonisation, du rôle des femmes, du mouvement ouvrier, mais aussi dans l'histoire de la construction de ces mémoires.
Les élèves sont ainsi conduit·e·s à débattre, à développer leur agentivité et à se former à une citoyenneté éclairée ou engagée.
D'autres histoires, de la classe ouvrière, ou de groupes subalternes et marginaux, peinent à être visibles dans le champ mémoriel. Certains événements ou personnalités sont commémorées, comme le 9 novembre 1932 à Genève, alors que tout un pan de la société demeure dans l'ombre. Dans plusieurs villes, des initiatives sont prises pour féminiser les odonymes. Ces questions font l'objet de débats médiatiques et politiques : dans quelle mesure sont-elles sensibles parmi les jeunes et à l'école ? Des expériences sont menées en classe pour faire connaitre les faits historiques, les inscrire dans l'histoire de l'esclavage, de la colonisation, du rôle des femmes, du mouvement ouvrier, mais aussi dans l'histoire de la construction de ces mémoires.
Les élèves sont ainsi conduit·e·s à débattre, à développer leur agentivité et à se former à une citoyenneté éclairée ou engagée.

